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Régler ses carburateurs…

Le réglage d’un carburateur doit se faire pas à pas. Il n’est pas question ici de synchronisation des carburateurs (dans le cas d’un multi-cylindre), mais bien du réglage de la carburation, c’est à dire du mélange air/essence à tous les régimes moteur.

Préambule :

L’usure des différents éléments qui composent un carburateur (aiguille, puits d’aiguille, membrane, boisseau, flotteurs, pointeaux, etc) n’est pas ou peu prise en compte ici. Il va de soi que si l’un de ces éléments est usé, même légèrement, il deviendra difficile de régler un carburateur.

De même, la modification de l’échappement ou de la boîte à air interférera sur le réglage d’une carburation, de manière significative.

En outre, un mauvais réglage du jeu aux soupape (pour le cas d’un 4 temps), un mauvais réglage de l’allumage (allumage à rupteur), des bougies défectueuses, une boîte à air encrassée, un échappement calaminé (pour un 2 temps), rendrons le réglage de la carburation aléatoire.

Prenez comme référence les données du constructeur, et ajustez en fonction de vos besoins.

Démarche pas à pas :

1) Réglage à haut régime (ouverture complète du boisseau : 7500 tours/min jusqu’à la zone rouge)

  • Choix du gicleur principal

Pour avoir la meilleure puissance à haut régime (au delà de 7500 tours/min), il faut trouver un gicleur principal qui produit le plus de poussé à haut régime.

Si la moto pousse fort à haut régime quand le moteur est encore froid, et éprouve des difficultés quand le moteur devient chaud, c’est que le gicleur principal est trop gros.

Si la moto ne pousse pas assez à haut régime quand le moteur est froid, et qu’il pousse à peine mieux quand le moteur est chaud, c’est que le gicleur principal est trop petit.

Afin de régler correctement sa carburation à bas et moyen régime, le gicleur principal doit être le premier bon réglage (généralement après 10 à 15 minutes d’utilisation intense).

Pour ce premier réglage, ne faites pas trop attention au bas régime.

2) Réglage à moyen régime (ouverture complète du boisseau : 5000 à 7000 tours/min)

  • Choix de la position d’aiguille

Pour avoir la meilleure puissance entre 5000 et 7000 tours/min, ajustez la position de l’aiguille après avoir trouvé le bon gicleur principal.

Si le moteur pousse bien à froid entre 2500 et 5/7000 tours/ min, mais qu’il semble se noyer à pleine température dans cette même plage de vitesse, c’est que le mélange à moyen régime est trop riche et que l’aiguille doit être descendue.

Si le moteur à pleine température ne pousse pas assez entre 5000 et 7000 tours/min, l’aiguille doit être relevée.

Si le moteur pousse de la même façon et correctement entre 5000 et 7000 tours/min, qu’il soit froid ou chaud, la hauteur d’aiguille est correcte.

Encore une fois, laissez de côté la richesse à bas régime, il s’agit ici de régler la hauteur d’aiguille pour avoir le meilleur rendement entre 5000 et 7000 tours/min en adéquation avec le bon gicleur principal qui produit le meilleur rendement à haut régime.

3) Réglage à bas régime (ouverture complète du boisseau : 2000 à 3000 tours/min)

  • Le niveau de cuve

Pour avoir le meilleur régime entre 2000 et 3000 tours/min, sans trou à l’accélération, même poignée à fond, le réglage des flotteurs est primordial.

La hauteur des flotteurs (sauf contre indication du constructeur) se mesure depuis le plan de joint du corps du carburateur jusqu’à la partie la plus haute du flotteur, sans que le bras articulé du flotteur compresse le ressort du pointeau.

 Si le moteur semble se noyer, poignée à fond, entre 3000 et 4000 tours/min, et que ça empire à pleine température, il faut baisser le niveau de cuve d’1 mm (s’il était à 25 mm, montez-le à 26 mm). Le niveau de cuve sera plus bas, et appauvrira le mélange entre 2000 et 3000 tours/min.

Si le moteur semble « sec » (difficile à décrire comme sensation, le moteur va pousser mais il semble forcer, il n’est pas souple) entre 2000 et 3000 tours/min, il faut augmenter le niveau de cuve de 1 mm (de 27 mm à 26 mm par exemple).

4) Réglage du ralenti 

  • Vis de richesse 

NB / Il y a deux types de vis de richesse.

1) la vis d’essence, placée côté moteur sur le carburateur.

2) la vis d’air, placée côté entrée d’air sur le carburateur.

Les deux sont appelées vis de richesse, mais selon qu’on ait à faire à l’une ou à l’autre, il faudra soit visser soit dévisser pour obtenir le même résultat.

On part de la recommandation constructeur. Moteur chaud, on visse ou on dévisse de 1/4 de tour, et on donne un petit coup d’accélérateur. On étudie le régime moteur. On ajuste avec la vis de ralenti.

NOTE : un mélange trop riche est un problème qui empire au ralenti quand le moteur est chaud. Symptôme : le ralenti oscille. Solution : on visse la vis de richesse (si elle se trouve côté moteur) ou on dévisse la vis d’air (si elle se trouve côté entrée d’air) pour appauvrir le mélange.

NOTE : un mélange trop pauvre est un problème qui améliore le régime ralenti quand le moteur est chaud. Symptôme : ralenti qui augmente tout seul, moteur qui surchauffe. Solution : on dévisse la vis de richesse ou on visse la vis d’air pour enrichir le mélange.

PS / Toutes ces recommandations ne sont valables qu’en cas de conditions optimales (carburateurs impeccables, moteur impeccables, météo parfaite…). Chacun rencontre et rencontrera des problèmes inhérents au modèle de son carburateur, de sa moto, à son environnement, à l’alignement des planètes… Bref, vous l’aurez compris, le réglage d’un carburateur (et à plus forte raison de plusieurs carburateurs) est une science inexacte qui nécessite bien du courage et beaucoup de patience.

 

 

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Le déboulonnage…

La selle et le réservoir viennent très facilement (quoique, j’ai mis un temps certains à comprendre comment enlever la selle). Derrière tout ce beau monde c’est le royaume de la rouille, notamment au niveau de la cage batterie, bien mangée par l’acide.

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En comparaison avec un gros cube, tout est assez facile à repérer. Le câblage est simpliste, et ce n’est pas péjoratif. C’est plutôt un compliment pour Honda. Les gaînes sont en mauvais état, je vais devoir jouer du scotch noir !

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Une fois la boîte à air, les cales pieds, la chaîne secondaire et deux ou trois câbles retirés, le moteur vient sans soucis. Et puisqu’il n’est pas très lourd, il finit rapidement sur l’établi. Pour pouvoir le décrasser et le poncer avant peinture, je retire le démarreur.

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Jusqu’ici pas de difficultés majeures, mais quelques pièces hors d’usage. Le sélecteur de vitesse a été ressoudé par le passé, et il a fait son temps. J’ai déjà des joints de carter a acheter et peut être aussi de la visserie manquante ou très abîmée.

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Tout est sortie avec facilité, le cadre est maintenant nu, il ne reste que le té de fourche à déboulonner. J’ai attaqué l’arrière à la disqueuse pour pouvoir adapter la selle de CMT. J’ai également allégé le cadre de quelques excroissances inutiles à mon goût, comme par exemple la patte qui permettait de fixer le porte casque.

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Maintenant je vais pouvoir attaquer la préparation du cadre et toutes les pièces attenantes, avant peinture. Au programme : nettoyage, dégraissage, décapage, ponçage…

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Le journal de la restauration…

09 octobre 2015

 Une fois toutes les pièces éparpillées dans le garage, il est temps de commencer par quelque chose… au programme, décapage du cadre et sablage des éléments de la fourche pour pouvoir remonter la moto dans l’ordre. En démontant la fourche je m’aperçois que les joints spis sont en bon état. Un bon point. Il me faudra simplement changer l’huile et frotter les tubes au tampon jex pour leur redonner de l’éclat.

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J’ai la chance de pouvoir utiliser une sableuse, et le moins que je puisse dire c’est que ça change la vie. Le gain de temps et la qualité du travail sont indéniables. Cependant, je ne peux sabler que des pièces de taille moyenne.

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 26 octobre 2015

 Toutes les pièces étant démontées et rangées dans le garage, j’ai commencé le long travail de dégraissage, de décapage et de masquage du cadre, du bras oscillant, des tambours, des jantes, etc… C’est long, et ça demande beaucoup de patience. Voici l’état de certaines pièces avant traitement.

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J’ai utilisé pour la première fois de la peinture RESTOM epoxy à séchage à froid. Le rendu est plutôt convaincant, reste à savoir si la peinture tiendra dans la durée. Voici quelques pièces traitées avec cette epoxy :

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En parallèle j’ai nettoyé le carburateur aux ultrasons et décapé les amortisseurs. J’ai également reçu un nouveau guidon, plus large et plus « plat » que celui d’origine. En ce qui concerne la selle, j’ai reçu celle d’une Honda CMT que j’ai adapté sur ma CMC. Pour cela, j’ai refait entièrement l’arrière de la moto. J’ai découpé le cadre, le garde boue arrière ainsi qu’une partie sous la selle pour qu’elle se positionne parfaitement. Voici la selle, de très belle facture :

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02 novembre 2015

La peinture est quasiment terminée, en tout cas pour ce qui est du cadre et de ses composants. Il me reste encore le réservoir à décorer mais ce sera pour plus tard. Comme j’attends pas mal de pièces achetées sur le net, je ne peux pas commencer le remontage. Du coup j’en profite pour faire quelques travaux annexes. J’ai donc fusionné les compteurs pour n’en faire qu’un. J’ai trouvé cette idée sur le net, j’ai adoré. Avec quelques leds, le tour est joué !

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Une petite découpe du garde boue avant et un jet de peinture plus tard : ça fera moins moto à pépé. Pour faire propre j’ai pas tenté d’arrondir les angles, je verrais bien le résultat au remontage…

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Un autre chantier de la modification, cette fois autour de la fourche. Pour la rabaisser il y a plusieurs solutions : Soit couper le ressort principal (mais je n’aime pas l’idée), soit rentrer les tubes de fourche dans té de fourche (mais le raccourcissement est limité), soit ajouter une cale sur le tube plongeur (cela limite aussi le raccourcissement). Ma solution sera un mix de la deuxième et troisième solution. Ainsi je n’aurai rien d’irrémédiable (et je pourrais revenir à la configuration d’origine si la modification est trop dangereuse) et avec ça je garde une plage de raccourcissement un peu plus longue. Je pense atteindre 5 à 6 cm avec cette méthode, ce qui suffira largement.

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17 novembre 2015

Le remontage commence par le moteur. Après un gros nettoyage, décapage, je lui ai passé une bonne couche de peinture H.T à la bombe. Les carters eux, sont peint à l’epoxy. Pour finir j’ai remonté tout ça avec de nouveaux joints et de nouvelles vis BTR. De son côté le carburateur a été passé aux ultrasons, et les joints ont également été changés par des neufs.

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Ensuite je remonte les éléments du cadre : Té de fourche, tubes de fourche, garde boue avant, guidon, bras oscillant, faisceau électrique et enfin le moteur.

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Petit retour sur la peinture epoxy de RESTOM, un an après : C’est pas mal. Elle tient bien sur le cadre, malgré les coups métalliques et malencontreux de certains outils… Elle reste belle et brillante, c’est très satisfaisant. Mais pour le moment, la moto n’a pas roulé, donc à suivre…

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Le journal, suite…

31 octobre 2016

 

Je reprends ce projet après un arrêt d’un an, presque jour pour jour. Difficile de s’y retrouver, et de poursuivre le fil de la restauration, quand toutes les pièces sont éparpillées dans le garage… Mais comme il faut bien commencer par quelque chose, je me suis attaqué en premier aux commandes de la moto. Première étape, démontage des commodo. Puis nettoyage des connectiques, sablage, et remontage.

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L’idée c’est de laisser les commodo bruts, sans peinture. Puisqu’ils sont en alu, ils ne risquent pas de rouiller, et puis le sablage leur donne une couleur sympa, qui s’accorde bien avec les pontets du té de fourche.

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En parallèle, je m’occupe des amortisseurs que j’ai décidé de rehausser. Pour cela, j’ai acheté sur le net deux petits rehausseurs chinois de 25 mm. Mais comme ils ne s’adaptaient pas au diamètre des goujons japonais, j’ai dû les repercer.

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Voilà qui, cumulé à la baisse de la fourche, devrait équilibrer la ligne de la moto.

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Ensuite, création d’un hybride… Afin de fixer la nouvelle selle (celle de la CMT), j’ai dû recouper le garde boue arrière, et le fusionner avec le passage de roue. La selle viendra se fixer directement dessus.

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Le nouveau feu (chinois lui aussi) prendra place juste dessous le garde boue arrière. Mais pour cela, je crée deux pattes de fixation. Du fait maison, taillé à la disqueuse et à la perceuse…

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Enfin, pour terminer les retrouvailles, je commence à poncer les éléments pour préparation à la peinture. Pour le réservoir j’utilise une ponceuse rotative, grain 180, pour dégrossir.

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En revanche, pour le phare, c’est mastic et ponçage à la main…

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2 novembre 2016

Les roues sont enfin chaussées, j’ai opté pour des DUNLOP K82. Assez économiques, et en plus très beaux !

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Le remontage prend vraiment forme avec la mise en place des roues. Là c’est sûr, ça commence à ressembler à quelque chose…

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J‘en profite pour remonter les câbles de frein et celui de l’embrayage. Rien à signaler de particulier, le remontage est un jeu d’enfant.

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Je passe ensuite aux composants électrique et à la cage batterie. J’ai acheté une nouvelle batterie pour l’occasion, sans entretien. Pour le reste, je récupère les composants d’origine.

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Nouvelle petite entorse à l’origine, les antiparasites, bien plus jolis en chrome…

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Mis à part la batterie qui était nase, tout le reste des composants électriques semblent en bon état : Régulateur, commodo, centrale clignotante, relais de démarreur, démarreur, alternateur, CDU, etc… Quant au câblage, je l’avais moi-même rénové l’an dernier.

8 novembre 2016

J‘ai repris complètement la fabrication de la patte arrière sur laquelle se fixera le feu. Cette fois, c’est soudure. Pour ça j’ai récupéré un bout de ferraille qui trainait dans le garage, et à coup de disqueuse et de soudure, je l’ai adapté à mes besoins. Le tout fixé directement sur le garde boue arrière.

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Tant qu’à y être, j’en ai profité pour créer et souder des pattes pour les clignotants.

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Je commence en parallèle le câblage… et malgré la simplicité de la machine, j’ai un peu galéré. J’avais rien noté au préalable, pensant m’y retrouver sans problème… heureusement j’avais la revue technique avec le schéma, sinon j’y serais encore. Le vrai soucis ça a été de comprendre que la panne venait du commodo gauche. Un faux contact, sûrement issu du démontage et remontage successif. Bref, tout est rentré dans l’ordre.

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Je commence à voir le bout du projet avec la crainte que la moto ne redémarre pas, ou pire encore, que les éléments jusque là disséminés dans le garage ne matchent pas du tout une fois assemblés…

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Restauration d’une Suzuki GS 750 de 1978

J‘ai acheté une Suzuki GS 750 e de 1978, 600 €. Pour une moto croupissante, vous me direz, c’est un peu cher, et vous avez raison. Mais, le cœur ayant ses propres raisons, je ne me suis pas posé de question. Dès que je l’ai vu, j’ai fondu. Et puis, la base de cette moto, non seulement est saine, mais n’a plus à faire ses preuves. Elle fait partie de la race des robustes, des bons vieux bourrins indestructibles, dont le charme demeure inégalé. Elle est de la race des légendaires, des CB Four, des Zéphyrs… Et n’oublions pas, cette GS, c’est le premier 4 temps de Suzuki.

 

Restauration d'une Suzuki GS 750 de 1978 dans Restauration GS 750 gs750

 

 

N‘étant pas mécanicien professionnel, j’ai longuement étudié, dans mon coin, avant de me lancer dans un tel projet. Je suis né en 1979 (un an après la GS), et je n’ai en tout et pour tout qu’un BAC social en poche. C’est à dire à mille lieux d’un cursus technique. Qu’a cela ne tienne, j’ai toujours été passionné par les moteurs, et plus particulièrement par les deux roues. J’ai cumulé dans l’ordre : une MBK 51 Magnum racing, un Honda Panthéon 125, une CB 500, une GSX 750 Inazuma, une XJR 1300. Vous noterez la progression.

A  part une vidange de temps à autre, je ne savais rien faire. Alors j’ai pris ma patience à deux mains (gauche) et j’ai commencé à écumer les forums, les blogs, etc… qui touchaient à la mécanique, à l’électricité, à la peinture, et à tout ce qui se rapproche et se confond autour du monde de la moto. J’ai pris des notes, j’ai fait des fiches, j’ai acheté du matériel, et surtout, je me suis lancé et j’ai mis les mains dans le cambouis !

Je sais donc qu’il existe une profusion d’articles sur le sujet, et de très bien faits. Notamment celui-ci : http://restorefour.jpcor.fr/
Que je ne saurais trop vous conseiller.

Partant de ce constat, je n’ai pas la prétention de faire mieux que les autres, bien au contraire. Ce blog servira peut être à quelques uns, car je vais m’efforcer de mettre tout ce que je sais, et comme moi j’aurais voulu qu’on me l’explique, mais avant toute chose, il me servira à moi ; pour m’organiser, pour me donner du courage, et peut être un jour, comme un album photo !

 

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Avant de me lancer, j’ai cherché tout ce que je pouvais trouver sur le modèle en question. A ce propos, vous qui comme moi ne serait sûrement pas des as de l’usinage, je vous conseille de privilégier un modèle courant. Plus il y aura de pièces détachées à disponibilité, mieux ce sera. Ici, le GS 750 est un best-seller, et les pièces adaptables (et même d’origine) foisonnent sur le net.

De même, assurez-vous d’obtenir la revue technique ou mieux, le manuel d’atelier, et surtout de LA LIRE et LA RELIRE attentivement. De croiser et recroiser les informations, de fouiller à droite et à gauche sur le net, avant de démonter quoi que ce soit (surtout en ce qui concerne la partie moteur).

 

Ensuite, un minimum de méthode s’impose ! Achetez des boîtes si vous n’en avez pas ! Et triez scrupuleusement toutes les vis et les boulons !

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Le maître mot, c’est patience ! Tout prend du temps, et vous ne roulerez pas demain avec votre engin ! Mais préférez prendre le temps, faire les choses dans l’ordre et avec les bons éléments plutôt que de bâcler la besogne au risque de ne plus jamais rouler avec votre belle. Inutile de préciser donc, que l’objet de votre restauration ne sera pas celui qui vous conduira au travail tous les matins… Pour une restauration complète, comptez plusieurs mois à plusieurs années.

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Le projet :

 

Outre la réfection complète du moteur et des différents éléments de la partie cycle, je n’ai pas ici l’intention de refaire une machine telle qu’elle sortait des usines Suzuki au Japon. Bien qu’elles fussent très belles, ce n’est pas ce qui me motive.

Amoureux des lignes anciennes, mais soucieux d’une esthétique moderne par certains côtés (paradoxe quand tu nous tiens!), j’ai dans l’idée de réaliser une moto néo-rétro dans un style que j’affectionne particulièrement. Aucune modification de taille ne sera apportée à la moto cependant (pas de découpe du cadre ou autre…), mais des petites touches par ci par là, qui lui donneront un look plus moderne.

J’avoue que je ne sais pas ce que cela va donner… hé oui, je me lance un peu à l’aveugle, mais j’ai des idées, et c’est ça qui compte !

 

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La restauration :

Etat des lieux

Le démontage

Réfection du cadre

La fourche

La colonne de direction

Les carénages

Les amortisseurs

Les roues

Les freins

La selle

Le réservoir

Les garde boue

Le câblage

L’allumage

Le robinet d’essence

Les carburateurs

La culasse

Le bloc cylindre

Le bas moteur

L’échappement

Le remontage

Avant/après

Le coût

 

 

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Photos démontage

La selle :

Photos démontage dans Restauration GS 750 img567-225x300

Le réservoir :

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Les carénages, les pots,  la boîte à air :

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Les carburateurs :

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Le faisceau électrique, les poignées, le phare :

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La roue avant, les disques, les étriers :

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La fourche, le té de fourche :

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La roue arrière :

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Le bras oscillant, le moteur :

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Le moteur !

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Le cadre, le bras oscillant…

I ) Les accessoires du cadre :

La première chose que j’ai démonté du cadre, ce sont les béquilles. Elles étaient très sales, très grasses, et partiellement décapée par le temps. Elles ont pris un bain d’acide chlorhydrique et de lessive de soude. Voilà le résultat sur la béquille centrale et ses composants, parfaitement mis à nue.

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Pas de peinture epoxy pour le recouvrement, mais une peinture ferronnerie V33, soit disant anti-choc et garantie sept ans… en tout cas, elle est bien moins cher que l’epoxy. Je l’applique au pistolet, diluée à 15 %, en trois couches. Ici, la béquille latérale.

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 Deuxième pièce, le support de batterie, qui a subi le même sort. Idem pour la boîte à air, les clamps de la boîte à air, les clamps des pipes d’admission, les cale pied, et toujours avec la même peinture.

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Voici un aperçu de la béquille centrale et du support de batterie une fois peints. Je suis assez content du résultat, et je confirme que cette peinture (V33 climat extrême noir brillant) est de très bonne facture.

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II) Le bras oscillant :

 

Aucun problème particulier pour l’extraire, bien qu’il soit partiellement rouillé. En revanche, les roulements ne viennent pas encore. Ils sont comme soudés par la rouille.

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Avec un long tournevis et quelques coups de marteau bien placés, j’ai réussi à déloger un des deux roulements. Par contre, l’autre persiste. J’ai essayé pas mal de chose pour l’extraire. Je l’ai chauffé au décapeur thermique, j’ai tapé dessus, j’ai aspergé de WD-40, mais rien n’y fait pour le moment…

Toujours la galère pour enlever ce satané roulement, enfin ce qu’il en reste… du coup je passe à la manière forte. Avec un marteau et un tournevis je le déchire petit à petit… ce n’est pas du travail de pro, mais je n’avais pas d’autre solution.

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Enfin ! Il est sorti ! J’ai dû le travailler au corps, le laisser, revenir dessus, le laisser à nouveau pour enfin le finir, ce sal… il m’en aura fait baver !

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Après un gros décapage à la brosse en nylon, et un ponçage au 280, je passe une couche de RUSTOL sur toute la surface du bras oscillant, qui était très rouillé.

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Le bras oscillant est peint, avec la même peinture que le cadre, de la TOLLENS diluée à 20 % environ avec du RUSTOL pour une application au pistolet.

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III) Le cadre :

L‘extraction du moteur n’a pas été la partie la plus simple… mais enfin ça y est, le cadre est libre, et prêt à être décapé et poncé avant peinture.Première étape, un petit passage à l’éléphant bleu du coin pour un bon décrassage au Kärcher.

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Le décapage et le ponçage du cadre demande de la patience. Puisque j’ai décidé de tout faire moi-même (enfin presque), j’assume, et je m’attèle à la tâche. Le cadre étant partiellement rouillé, j’utilise une brosse grain 80 montée sur perceuse pour décaper les tubulures, et une brosse à nylon pour décaper les angles et les soudures. Ceci prendra 4 heures…

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Une fois le plus gros effectué, une fois que toute la rouille a bien été éliminée, je me rajoute une petite heure de ponçage au 500 à l’eau. Puis je nettoie, je dégraisse, maintenant, place à la peinture !

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En ce qui concerne la peinture, histoire qui passionne les restaurateurs de moto en tout genre, il y a plusieurs solutions. Il y a la méthode « peinture à la bombe », mais je n’ai pas envie de polluer mon garage pour un résultat que je sais médiocre. Il y a la peinture Epoxy faite par un pro, mais c’est cher, et j’ai décidé de tout faire moi-même. Il y a la peinture de chez RESTOM dite Epoxy à froid (je cherche encore ce que ça veut dire), mais elle est cher et je n’ai plus de compresseur pour le moment. Il reste… la peinture au pinceau. NOOOON! Il ne va quand même pas faire ça au pinceau ? Ben j’vais gêner !

Allez, je suis décidé, j’achète une bonne peinture, de la TOLLENS spéciale fer noir brillante trouvé chez CASTORAMA pour 26 € (0.5l) et je prends avec ça un peu de RUSTOL. Je dilue ma peinture au RUSTOL (environ 8 / 10 %) pour un meilleur tendu, et passe une première couche.

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Franchement, avec un bon coup de pinceau, le résultat n’est pas mal. L’astuce c’est de passer 3 couches minimum, en étalant toujours la peinture au maximum. Cette peinture Glycérophtalique ne sera peut être pas aussi résistante que l’Epoxy, mais elle tiendra. Un aperçu du résultat après une première couche :

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24 heures plus tard, je passe la seconde couche. Pour le moment la peinture est vraiment jolie, même 24 heures après elle tient un beau brillant. Voici le résultat après une seconde couche :

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Bien évidemment, la photo est flatteuse. Le résultat est beau, mais il y a quelques poussières qui se sont collées sur le cadre lors du séchage. Les puristes n’apprécieraient pas. 24 heures plus tard (encore), je passe une troisième couche, cette fois-ci en retournant le cadre.

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J’avoue que j’étais sceptique quant au résultat, mais je suis vraiment satisfait. Autre petite astuce, j’utilise un pinceau spécial glycéro ! Je ne le savais pas, mais j’ai appris qu’il existait plusieurs types de pinceau. Pour les peintures glycéro, ils ont en général un manche de couleur rouge. Encore autre chose, avant de commencer à peindre au pinceau, faites plusieurs aller / retour contre un mur pour éliminer tous les poils qui se désolidarisent du blaireau, ça évitera de les coller sur la pièce à peindre…

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Voilà, le cadre est terminé, maintenant il va sécher pendant quelques semaines avant de commencer à remonter des pièces dessus…

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Retour 6 mois après :

La peinture du cadre a 6 mois et a subi depuis le remontage du moteur et de tous les éléments. J’ai passé des heures à trifouiller les câbles en m’appuyant dessus, j’ai fait tomber des outils dessus, et la peinture n’a pas bougé. Elle ne s’écaille pas, la rouille ne revient pas, et le brillant est toujours au rendez-vous. Prochain bilan dans un an !

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Les jantes, les roues…

Dans l’idéal de mes rêves les plus géniaux de ma vie, j’aimerais faire peindre mes jantes en epoxy couleur or. Mais j’hésite encore…  elles seraient les seules et uniques pièces dont je ne m’occuperais pas, et ça, ça ne me plait pas du tout.

Bref, en attendant, c’est démontage. L’axe ne pose pas de problème particulier, il est sorti sans problème. Pour extraire les paliers, j’ai utilisé un camping gaz.

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J’ai chauffé le logement du palier, puis, après avoir retourné la roue, j’ai tapé dessus avec un marteau en introduisant un gros tournevis à l’intérieur du moyeu. De toute façon les roulements étaient morts, il me faudra donc en acheter des neufs.

Voici l’axe de roue avant, rigoureusement rangé dans l’ordre. A noter que le câble « speedomètre » est cassé. L’entraîneur, lui, est en assez bon état (un joint est défectueux)… mais au prix de la pièce neuve, je décide de ne pas le remplacer.

Axe

Après avoir meulé la chaîne secondaire, j’ai pu retirer la roue arrière sans difficulté. Au passage, la chaîne était aussi rigide que le bras oscillant !! Il n’y avait pas un point dur, il n’y avait que des points durs.

Caoutchouc

La composition de la roue arrière est légèrement plus complexe que la roue avant. Le pignon ci-dessous vient se greffer sur une série de 6 amortisseurs. En voulant les enlever, certains se sont cassés. En ce qui concerne les roulements, je les changerai tous également.

pignon roue arrière

Parmi toutes les entretoises qui composent l’axe de la roue arrière, un seul sera à changer. Pour le reste, un simple décapage suffira pour enlever la rouille. Le voici scrupuleusement ordonné. A noter que le bras qui maintien l’étrier arrière s’insère entre les deux entretoises de droite, sur la photo.

Axe roue arrière2

Après plusieurs contacts avec des entreprises pour une peinture epoxy, il s’avère que plus aucune ne proposent la couleur or, trop cher et trop rare… du coup, je vais faire tout ça moi-même, avec de la peinture traditionnelle. Et finalement, ça correspondra mieux à mon projet qui est de tout faire tout seul !

Première étape donc, le décapage de la jante. Décapage chimique, la peinture se décolle en douceur avec une spatule.

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Démonter un pneu à la main :

A ce stade de la compétition, je vais devoir déjanter mon pneu, tout seul… pour ça j’utilise de vrais démonte pneu (et pas de tournevis). Pour décoller le pneu je le savonne à fleur de jante, et je place la jante sur deux cales en bois. Je monte sur le pneu pour le décoller. Cela peut aussi se faire avec un gros étau. Ensuite, je bombarde la jante d’eau savonneuse, sans lésiner. Je protège le bord de ma jante avec un tuyau d’arrosage ouvert en deux, et je serre le pneu avec deux serre joint à l’opposé de la valve. J’introduis mes démonte pneu sous le pneu, et il n’y a plus qu’à faire levier pour le sortir. Ensuite, j’enlève la chambre à air, et je répète l’opération pour le second côté.

Bien entendu, en théorie c’est toujours plus facile… Avant d’y arriver, j’ai merdoyé un moment, mais j’ai réussi. Au passage, j’ai bien avancé question décapage,  et ça me prend un temps fou !

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A présent, il faut polir les bord de la jante. Pour cela, ponçage au 500, puis au 800, puis au 1000. Ensuite, passage de la brosse métallique, passage du feutre avec pâte à polir, et pour finir passage de Belgum alu. Ce travail est long est fastidieux, mais le résultat en dépend.

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Voilà, maintenant, je passe à la roue avant… le travail de décapage, de ponçage, de polissage, d’extraction des roulements, du pneu, et de préparation à la peinture m’a pris aux alentours de 5 heures par jante. Mais quand on aime on compte mal…

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Pour la peinture j’utilise un compresseur et un pistolet avec une buse de 1.4. Pour commencer je passe un voile de primaire alu pour que la peinture or accroche. Le primaire je l’ai acheté en grande surface de bricolage. Je le dilue à 20 % (voir même un peu plus) avec du white spirit.

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24 heures après le passage du primaire alu, je passe une première couche de couleur or. C’est également une peinture acheté en GSB, spéciale fer diluée à 15/20 %. Pour le premier passage il ne faut pas chercher à « remplir », mais plutôt à poser une couche uniforme qui facilitera la seconde couche.

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Voilà, mes jantes sont terminées. Ceci dit, j’hésite à passer une ou deux couches de vernis… parce que j’aime bien l’aspect « or mat » actuel.

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Finalement ce sera sans vernis, je verrais bien par la suite si j’ai eu raison… ou pas… il ne me reste plus qu’à remonter les roulements. Pour les pneus, j’amènerai les jantes chez DAFY. C’est la seule chose que je ne ferais pas.

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La culasse, démontage / remontage…

Les paliers sont démontés et rangés dans l’ordre, avec leurs écrous à ne surtout pas mélanger avec les autres, car ils sont faits d’un alliage spécial. De toute façon les paliers sont marqués, en général, d’une lettre qui correspond à leur emplacement sur la culasse. Difficile de se tromper…

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Voici les arbres à cames, là aussi, c’est pareil, les deux arbres sont marqués : EX pour échappement et IN pour admission. Il y a même un L pour left (gauche) et R pour right (droit). Faudrait vraiment le faire exprès…

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Mes cames sont un peu fatiguées, c’est normal après 120.000 km. Cependant l’usure est bonne, c’est à dire uniforme, sans trace préoccupante. Ils vont donc continuer leur route avec moi.

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Voici un tableau récapitulatif de toutes les mesures, au cas où il y ait un problème, je pourrais déterminer plus clairement d’où il vient.

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J’effectue un petit test à la soufflette pour voir s’il y a des fuites dans les chambres de combustion. Le test est bon, pas de bulle d’air, cependant la calamine est tellement présente qu’elle peut jouer son rôle dans l’imperméabilité des sièges de soupape. Un rodage sera fait.

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Quelle crasse là dessus !

Restauration moto Suzuki GS 750

Avec un lève soupape j’enlève les soupapes… et je les range dans l’ordre. C’est très important, car l’usure n’est pas la même partout. Replacer une soupape au mauvais endroit créerait à coup sûr un dysfonctionnement du moteur.

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Tous les ressorts de soupape, et toutes les soupapes sont encore dans les côtes.

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En revanche, deux soupapes d’échappement sont mortes… c’est souvent le cas à l’échappement, car c’est à cet endroit qu’il y a le plus de chaleur, contrairement aux soupapes d’admission, qui sont elles refroidies par l’apport de gaz frais.

Restauration moto Suzuki GS 750

Pour les autres, ce sera un bon décrassage, en fixant la queue de soupape dans le mandrin d’une perceuse. Attention à ne pas abîmer la queue des soupapes lors de cette opération, ce qui anéantirait tous vos efforts. On peut contrôler les soupapes à l’oeil nu, mais le mieux serait quand même de vérifier l’alignement à l’aide d’un V rectifié et d’un comparateur.

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Petit travail annexe, puisque le boulon ci-dessous est resté soudé dans la culasse. Une seule solution, perçage et taraudage.

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Le perçage requiert une grande précision, que malheureusement je n’ai pas eu… bon, pour cette fois je m’en sors pas trop mal puisque le boulon en question est bien placé (je veux dire par là que 1 mm de trop sur la gauche ou sur la droite n’était pas dramatique). Si vous faites ça sur une vis de richesse bloquée, vous êtes bon pour racheter un carburateur.

Restauration moto Suzuki GS 750

On taraude avec un tourne à gauche.

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Et on place le filet rapporté. La photo est flatteuse, mais en réalité, on voit mieux que le filet est excentré.

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Aujourd’hui, grand nettoyage. La culasse est passé chez le sableur. Précision importante pour tous ceux qui s’apprêtent à faire passer des pièce moteur chez le sableur du coin : NE LE FAITES PAS ! Soit vous allez chez un spécialiste, soit vous vous retrouvez avec du sable partout !!!!!!!!!! Bouchez tout, tous les filets surtout ! J’ai eu un mal de chien à enlever tout ce sable de m… !

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Bon, c’est quand même mieux…

Restauration moto Suzuki GS 750

A présent je passe au rodage des soupapes. C’est long. Mais c’est chiant aussi. J’ai passé environ une demi heure à trois quart d’heure par soupape, et il y en a 8… mais d’autres en ont 16. Ahah.

Restauration moto Suzuki GS 750

Le schéma ci-dessous montre où intervient le rodage. Sur la portée, en rouge. Avec de la pâte à roder, il faut recréer une surface de contact parfaite entre le siège et la soupape. Pour cela, il faut un rodoir, de la pâte, du temps, des bras, et… du temps. N’oubliez pas d’ôter toute trace de pâte à roder sur la culasse, car ce produit ne fait pas bon ménage avec un moteur en marche.

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J‘arrive au bout. Remontage de la culasse ! J’ai changé les joints de queue de soupape par précaution. Tout a été huilé (et surtout les arbres à came) au Bisulfure de Mobdylène. Cette huile spéciale permet de reproduire ce qu’une huile classique ferait, moteur en marche. Elle laisse une fine pellicule nécessaire entre chaque élément. C’est primordial pour un premier démarrage, ou pour un redémarrage. En effet, 80% de l’usure d’un moteur se fait au démarrage, à froid. Les 20 premières secondes qui permettent à l’huile de monter dans le haut moteur conditionnent 80% de l’usure d’un moteur, donc un conseil, ON NE TOURNE PAS LA POIGNEE A FROID !

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Montage du guide de chaine de distribution… mais il ne rentre pas dans son logement…

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J’ai mis le guide de chaine de distribution à l’envers, au fond du bas moteur. C’est pour ça qu’il ne rentre pas… Je démonte tout. Je remonte tout. Je ne dors pas pendant deux jours.

 

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Journal du remontage…

Jai acheté cette moto le 6 octobre 2013, et aujourd’hui, 13 mai 2014 est un grand jour car je commence enfin le remontage ! Certes, tout n’est pas encore prêt à être monté, loin de là, puisque je n’ai pas encore démonté le moteur… mais après des mois de restauration de la partie cycle, je peux enfin remonter quelques pièces du puzzle.

Le cadre étant peint et bien sec, il reprend sa place sur le lève moto. Première pièce ajoutée, le té de fourche.

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10 juin 2014

Je suis en train de démonter le moteur, et parallèlement je commence à remonter quelques pièces par ci par là, histoire de me faire plaisir. Je place la tête de fourche complète, les tubes de fourche, et le guidon.

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Comme mes tubes de fourche étaient piqués, j’ai rusé. Plutôt que de les remplacer, j’ai utilisé un film vinyle pour cacher la misère, on y voit que du feu…

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 Pour finir, le remonte le garde boue arrière et la cage de batterie.

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14 septembre 2014

Pose du moteur dans le cadre. Après des semaines de démontage/remontage du moteur (démonté et remonté deux fois à la suite d’une erreur malencontreuse), le voici enfin de retour à sa place.

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20 septembre 2014

Aujourd’hui j’ai reçu mon nouveau Stator Denso, je vais donc le remonter et en profiter pour commencer le câblage électrique. Il faut également que j’adapte une fixation pour le couvercle du démarreur, dont les deux vis ont été foiré. Concernant le régulateur, je dois le changer de place, encore une fois des pas vis rouillés de plusieurs dizaines d’années n’ont pas survécu. Le régulateur ne sera plus sous la cage de batterie, mais au dessus.

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J’en profite pour remonter le compteur de vitesse, et le phare.

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4 octobre 2014

Le jeu au soupape est achevé, il m’a pris bien du temps. Finalement j’ai réussi a avoir des jeux dans les normes constructeur (0.03 à 0.08 mm pour l’échappement et l’admission). Le plus dur à été de dénicher les pastilles… heureusement chez Suzuki, ils m’en ont échangé la plupart gratuitement. J’ai donc pu enfin fermer le moteur ! J’ai aussi calé l’allumage.

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J’ai posé les carburateurs (synchronisés avec un foré de 1 mm), et les câbles de gaz.

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J’ai monté le phare rond, les étriers avants, et toute la tuyauterie :

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Et pour le plaisir, la coque arrière !

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22 octobre 2014

Après plusieurs jours à refaire le circuit électrique, à tester les branchements, à me prendre la tête, j’ai enfin résolu un sévère problème de clignotant (http://restaurationmoto.fr/?p=289). A part ça, une fois la batterie installée, les composants électriques ont tous fonctionné. Il m’a fallu cependant bien connecter les masses et bien dégripper les connecteurs. J’ai simplement un soucis avec l’indicateur de vitesse, qui ne me donne qu’une vitesse sur deux… mais bon, le machin à 35 ans, je ne lui en veux pas trop.

Bref, tout ça pour dire que ce jour, 22 octobre 2014, est un grand jour !

- L’allumage est prêt, calé, refait quasiment à neuf (bougies neuves, bobines neuves, plateau refait avec rupteurs neufs, condensateurs neufs, antiparasites neufs, batterie neuve).

- Le moteur est prêt, refait quasiment à neuf (la liste est trop longue…).

- Le carburateur est prêt, préréglé.

Je monte un vieux pot d’échappement qui trainait dans le garage, je mets 3.4 litres d’huile (Semi-synthèse 10W40 de chez Leclerc), de l’essence…

Et PLOP, j’ai de l’essence qui coule partout depuis les cuves des carburateurs…

Je reprends mes esprits, je resserre les cuves que j’avais négligemment oublié de serrer, et je remets de l’essence. je lève le starter, j’appuie sur le démarreur et du premier coup, elle démarre. Quel plaisir d’entendre une moto rennaître !!!!

Elle tourne pas trop mal (aucun bruit suspect dans le moteur) mais ne tient pas encore le ralenti, c’est normal, j’ai beaucoup de réglages à faire. Je verrai ça quand j’aurais un échappement digne de ce nom, mais en attendant je ne boude pas mon plaisir !!!!!

Ici la vidéo du démarrage :

http://youtu.be/fq9KjZTeX3k

28 octobre 2014

La moto démarre bien à froid, avec le starter. Le circuit de charge fonctionne, et ça c’est un grand soulagement. Pour le moment, pas d’essai sur route, et pour cause, je n’ai pas encore de roue…

Il me faut passer aux réglages de la carburation, et je ne parle pas seulement d’une simple synchronisation. En effet, après avoir supprimé la boîte à air pour des pods, et dans le but de mettre une ligne d’échappement MAC 4 en 2, plusieurs modifications s’imposent.

Je sais qu’une telle modification est hasardeuse. Suzuki a prévu un carburateur pour une boîte à air et un échappement délivrant la quantité adéquate en air pour le bon fonctionnement du moteur. Il faut garder cela à l’esprit. Cet apport d’air conséquent va dérégler le fonctionnement du moteur. Tout ce que je peux faire, c’est tenter de palier cet apport d’air en augmentant la taille du gicleur principal, en relevant l’aiguille, en ajustant la vis de richesse. Mais probablement jamais je n’arriverais à un ratio air/essence parfait, tel qu’il était prévu par Suzuki pour un rendement maximum. Et de cela, soyez-en certain.

A partir de ce constat, je peux commencer ma petite chimie dans mon coin, patiemment.

Avant de vous lancer dans un tel changement, assurez-vous pour le moins que votre allumage soit bien réglé, que vos carburateurs soient propres, et qu’ils soient montés avec les gicleurs d’origines (sans oublier la hauteur des flotteurs et le réglage prédéfini de la vis de richesse et aussi du câble d’accélérateur, et aussi de la vis de ralenti). Tout cela afin d’avoir une bonne base de départ. Bref, une rampe nickel chrome original trademark in the mix.

Un petit truc concernant la vis de richesse : Si la vis est placée devant le boisseau (entre le centre du carburateur et le filtre à air), c’est une vis d’air. Dans le cas contraire (vis située entre le centre du carburateur et les pipes d’admission), c’est une vis d’essence. Les deux vis fonctionnent en sens inverse ! Ouvrir la vis d’air revient à appauvrir le mélange.

Dans mon cas, il y a les deux. Une pour l’air, une pour l’essence. Pourquoi faire simple…

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Sur ma GS, la rampe de carburateur est une MIKUNI VM26SS. Avec la configuration d’origine, c’est à dire un gicleur principal de 100, j’obtiens un ralenti convenable mais je n’oublie pas qu’au ralenti… ben c’est la vis de richesse et le gicleur de ralenti qui interviennent. Donc, pour la synchronisation et le réglage du ralenti, il semble que je sois bon. En revanche, à moyen et surtout à haut régime, ce sont l’aiguille et le gicleur principal qui prennent le relais, et je doute fort que la configuration d’origine soit en mesure de palier à l’apport d’air induit par la suppression de la boîte à air d’origine. En un mot, il va falloir enrichir le mélange en essence.

29 octobre 2014

Les problèmes sérieux commencent. Aujourd’hui j’ai remarqué que le tube du collecteur n°3 ne chauffait pas autant que les autres. Et pour cause, il y a une énorme prise d’air à l’admission du cylindre n°3. J’arrête tout de suite les essais moteur, d’autant que je n’ai pas réussi à synchroniser les carburateurs (C’est peut être dû à cette prise d’air, mais je n’ai qu’une seule colonne qui s’affole dans mon Carbtune). Etape suivante, démontage et vérification de la pipe d’admission n°3. J’avais des doutes sur son état, je crois que je vais être obligé d’en acheter une neuve… voire de les changer toute. J’avais quand même changé les joints toriques à l’intérieur des pipes. Pour le moment, je penche pour un joint pincé lors du premier montage.

06 novembre 2014

Effectivement, la pipe d’admission n°3 est fendue. J’en ai commandé une sur internet, je l’attends. Par ailleurs j’ai enfin résolu mon problème d’embrayage. Mon sélecteur ne revenait pas dans sa position, et pour passer les vitesses, je devais jouer du sélecteur… j’ai mis du temps à comprendre que ça pouvait venir du ressort de la tige du sélecteur. J’ai démonté la boîte pour la énième fois, et effectivement, j’avais dû mal remonté le ressort, ou bien il avait sauté…

En ce qui concerne la carburation, j’ai changé les gicleurs principaux, passant de 102.5 à 112.5. J’ai également remonté les aiguilles de 2 crans.

17 novembre 2014

J‘ai tout remonté, avec une pipe d’admission neuve je ne devrais plus avoir de prise d’air. MAIS C’EST LE BORDEL. Je n’arrive toujours pas à régler mes carburateurs. C’est très compliqué de savoir d’où ça vient. Une fois chaude, la moto ne démarre plus, si elle vient à s’arrêter… la batterie est à plat, et impossible de démarrer au kick. J’ai cru à un problème d’allumage. J’ai tout revérifié. Finalement il se trouve que mes fils de bougies étaient décrochés de l’antiparasite. Je vérifie l’étincelle dans le noir, elle est franche et bleue. Cependant je constate que mes bougies sont noires. Signe d’un encrassement. Je ne comprends pas, mon réglage semble trop riche, pourtant avec les cornets, il y a un apport d’air conséquent. De plus, je commence à toucher à la vis d’air, et tout se dérègle, le ralenti est instable, et j’ai un trou à l’accélération. Ce n’est pas l’allumage, j’en suis sûr, il parfaitement réglé (autant que faire ce peu, avec un allumage à rupteurs).

Je sens que je vais tâtonner longtemps, et que ça va être la merde. Je sens que je m’éloigne de la solution.

Ma décision est prise : OUT LES CORNETS !! c’est une usine à gaz !

Je vais tout recommencer à zéro, en remontant mes carburateurs à l’origine, et la boîte à air d’origine, ce sera bien plus simple.

2 décembre 2014

Un point sur la situation:

- J’ai changé les 4 pipes d’admission, j’en ai trouvé 4 presque neuves pour 25 €.

- J’ai remis les aiguilles au 4éme cran.

- J’ai remis les gicleurs d’origine (102.5).

- Les flotteurs sont réglés comme à l’origine (26 mm).

- J’ai refait la boîte à air d’origine, avec des manchons neufs et bien sûr, un filtre à air neuf.

- Le jeu aux soupapes est réglé.

- Le calage de la distribution aussi.

- L’étincelle aux bougies est bien bleue.

- Le calage de l’allumage est réglé.

- La ligne d’échappement neuve est commandée ! Là, je me suis fait plaisir.

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9 décembre 2014

Et voilà, comme par miracle, une fois tout remonté à l’origine, ça fonctionne et ça ronronne ! Voici quelques photos floues !

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La ligne d’échappement est vraiment belle, le son est enivrant. I love it !

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Maintenant, il ne me reste plus que le kit chaine à installer avant de passer aux roues.

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J’en ai profité pour effectuer un petit test de compression, sans surprise… le moteur est usé, la compression est limite (95 psi au lieu de 100 recommandé), mais je n’apprends rien puisque je n’ai pas daigné réaléser les cylindres (en même temps je n’avais pas les moyens). Mais enfin, rien de grave, ça suffira largement pour faire quelques ballades.

20 janvier 2015

J‘ai fait monter mes deux pneus, j’en ai eu pour 200 €. Avec le sablage, c’est la seule chose que je n’aurais pas faite moi-même. Le remontage de la roue avant s’effectue sans problème majeur (vous noterez au bas de la roue les deux réglettes qui m’ont permis de faire le parallélisme).

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J’ai ensuite insérer la chaine secondaire avant de remettre en place le bras oscillant. J’ai opté pour une chaîne fermée, car je n’avais pas du tout envie de poser une chaîne ouverte, et puisque mon bras oscillant était déjà parterre…

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Une fois le bras oscillant en place, j’ai pu remonter la roue arrière, les amortisseurs…

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Et bien sûr le système de freinage, entièrement reconditionné.

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Pour finir, un petit aperçu de l’ensemble :

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15 février 2015

Tout ne va pas bien dans le meilleur des mondes…

Premièrement, les freins. Si l’arrière fonctionne correctement, en revanche, la poignée de frein avant demeure spongieuse. J’ai beau purger et purger encore, il n’y a rien à faire pour le moment. Ceci dit ça freine, mais est-ce que ça freine assez ? Je reste perplexe. Je sais que ce modèle est connu pour son freinage médiocre, mais à ce point là ?…

Autre problème, le klaxon. Il était impossible de lui faire sortir un son ! Et pour cause, lors du remontage du commodo gauche, j’avais inversé deux petites pièces… il m’a fallu un bon moment avant de comprendre… mais maintenant ça fonctionne !

J’ai également une petite fuite d’huile à l’embase… rien de méchant, mais rien de plaisant. J’ai tenté de colmater avec de la pâte à joint, mais ça fuit toujours. Très peu cependant.

J’ai dû faire face à une fuite d’essence au niveau du robinet d’essence. Celle là elle était résistante. Elle m’a pris du temps et de la patience.

J’ai grillé deux bougie. Là aussi, en constatant que je tournais sur deux cylindres, j’ai mis un moment (de sueur froide) à comprendre que ça venait des bougies.

J’ai un bruit inquiétant dans l’alternateur. Je vais devoir démonter tout ça…

J’ai raté la selle. Je ne suis pas sellier, et franchement j’aime pas ça… je vais devoir refaire tout ça, mais en attendant je peux au moins m’asseoir.

Et puis, pour finir avec le meilleur, j’ai toujours des problèmes pour régler correctement mes carburateurs au ralenti. Difficile de faire la synthèse de ce problème. Soit le ralenti ne tient pas, soit le régime moteur à du mal à redescendre. J’ai un problème de richesse, je dois refaire une synchro, et c’est tout ce dont je suis à peu près sûr pour l’instant. A suivre…

En attendant, et malgré tout ça, j’ai quand même pu faire le tour du quartier. La moto a fait ses premiers mètres !!! Et ça c’est plutôt encourageant, parce qu’en augmentant le régime, elle se comporte très bien. Les vitesses s’enclenchent très bien, le son de l’échappement est très beau, et elle freine ! Pas de bruits suspects dans les roues, et une franche accélération sans trous ni à coups !

18 février 2015

Hier j’ai démonté le carter d’alternateur, parce qu’un bruit inquiétant m’a glacé le sang… et bien m’en a pris. Un des 3 boulons qui maintenaient le stator s’était complètement dévissé et venait frotter contre le rotor. Heureusement que je n’ai pas trop insisté, sinon c’était la cata ! J’ai remonté à la Loctite, ça ne bougera plus.

En ce qui concerne le ralenti, je progresse dans mes recherches.

Ce que j’ai constaté jusqu’à présent c’est que mon régime à du mal à revenir au ralenti, et qu’il se stabilise à environ 2000 tr/min pendant quelques secondes. J’ai également pu constater que ce problème est apparu depuis que j’ai remis la boîte à air d’origine en lieu et place des cornets.

Ce que j’ai vérifié :

- L’allumage est ok (bougies, bobines, calage, etc, etc…).

- Il n’y a pas de prise d’air (ni même à l’embase puisqu’avec les cornets je n’avais pas ce problème).

- Les câbles d’accélérateur coulissent parfaitement. Les boisseaux redescendent bien.

De plus en plus, je pense que mon problème vient du couple aiguille / puits d’aiguille.

Sur un forum américain (ouais, je sais, c’est la classe) j’ai pu apprendre que les aiguilles d’origine pour ce modèle sont des 5F21-3 couplées avec des puits O-6.

Ces puits O-6 équipent déjà ma moto. Et il se trouve que j’ai des aiguilles 5F21-3… sur mon établi. Je les avais récupéré sur un vieux carbu de GS glané sur le net.

Donc, actuellement j’ai des puits standards couplés avec des aiguilles bien plus fines, et de ça je m’en rappelle bien, parce que je trouvais les aiguilles d’origines (que je prenais alors pour des aiguilles excentriques) bien plus épaisses.

Hypothèse :

Outre le fait qu’une bonne synchro me permettrait d’obtenir un meilleur ralenti (qui tient cependant), ce problème de régime qui peine à redescendre pourrait être le fait d’une richesse trop importante mais qui ne serait pas imputable à la synchronisation des boisseaux.

Jusqu’à présent j’avais suivi les traces de l’ancien proprio les yeux fermés, tellement sa machine avait été scrupuleusement entretenu (avec un vide de 10 ans au fond d’une grange jusqu’à ce que je l’acquière). J’ai du mal à croire que ce cher monsieur ait monté des aiguilles fantasques… En tout cas, si tel était cas, ça expliquerait en grande partie mon problème. C’est à dire un trop grand apport d’essence au moment de la fermeture des boisseaux induit par des aiguilles trop fines. Je crois que ça se tient. Du coup le régime peine à redescendre, le temps de brûler toute cette essence en trop. A suivre…

19 février 2015

Hier soir en rentrant du travail j’ai embouti ma voiture, et du coup, peut être que la GS a eu pitié parce qu’elle a démarré et a parfaitement tenu le ralenti sans que je ne fasse rien de tout ce qui est écrit ci-dessus. Mieux, le régime redescend sans sourciller aux alentours des 2000 tr/min. Il est vrai que la veille j’avais retouché les vis d’air, alors, est-ce que j’ai réglé mon problème de richesse sans le savoir ?…

En tout cas, ma vieille HONDA CIVIC a une portière passager en papier mâché.

22 février 2015

Je tourne autour de ma moto depuis deux jours… il me reste à poser un ou deux autocollant… repeindre le garde boue avant, les caches latéraux… je viens de finir la selle…

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C’est presque déprimant, je crois qu’elle est terminée…

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8 mars 2015

Ce dimanche il a fait très beau, et du coup, une fois la plaque d’immatriculation installée, j’ai pu faire mon premier tour dans la campagne toulousaine.

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Au bout de 20 kilomètres, j’ai dû faire un retour au stand pour refaire une synchronisation, car la moto calait à chaud, et puis je sentais clairement qu’elle ne tournait pas rond. Une fois faite, j’ai senti du mieux, une meilleure accélération, mais toujours des trous au dessus de 5000 tours. Elle perd également beaucoup d’huile, il va falloir resserrer les boulons… La bonne nouvelle c’est que j’ai de la compression : une méthode rapide pour le savoir, c’est le frein moteur. Dans une côte, en descendant, j’ai bien senti mon frein moteur ! Je pense que mes relevés de compression cités plus haut étaient très pessimistes. Mais ça reste une méthode empirique…

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Moi qui avais peur d’en avoir terminé, je retombe avec une angoisse bienheureuse dans le doute et l’interrogation. Il y a encore du pain sur la planche. Au programme : démontage de la rampe et remplacement des aiguilles par les aiguilles d’origine (car je reste persuadé que mon problème vient de là), changement des pointeaux et des sièges (j’en ai des neufs que je n’avais pas daigné monter, jugeant que ceux qui étaient déjà sur la moto étaient en bon état), serrage des boulons du carter inférieur, nouvelle synchronisation, réglage richesse.

Malgré mon obstination à vouloir remettre la configuration d’origine, j’ai un peu oublié que mes échappements sont plus libres que les échappements d’origine. Il faudra sûrement que j’en tienne compte si les aiguilles d’origine n’apportent pas de mieux.

Autre vérification, et pas des moindres, le réglage du niveau de cuve. Je crois que je ne l’avais pas fait dans les règles de l’art, à savoir : mesurer la hauteur du flotteur sans qu’il n’enfonce le ressort du pointeau. Dans mon souvenir, je l’avais réglé à la verticale, c’est à dire quand le flotteur prend appui sur le pointeau, du coup je pourrais me retrouver avec un niveau de cuve erroné. A suivre…

9 mars 2015

Le carburateur est sur la table d’opération, je vais donc remplacer les sièges et les pointeaux. Compte tenu de la tête de mes bougies après 70 km (l’électrode centrale est blanche, le bec de l’électrode aussi), je vais enrichir à tous les étages. Je dois prendre en compte cet échappement plus libre.

Je vais régler les flotteurs à 24 mm au lieu de 26 mm, et mettre des gicleurs principaux de 112.5 au lieu de 102.5.

Je vais remettre les aiguilles et les puits d’aiguille d’origine.

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Avec un gicleur principal plus gros, je vais enrichir à haut régime, à l’endroit où ma moto refusait d’accélérer (au dessus de 5000 tours), sûrement par manque d’essence. Avec l’augmentation du niveau de cuve, je vais être plus riche au ralenti, et finalement plus riche tout court.

J’espère vraiment que les nouvelles aiguilles vont régler l’instabilité autour des 2000 tours, et le retour difficile au ralenti.

Reste le problème du ralenti à chaud, qui ne tient pas toujours. Une synchronisation plus pointue et un réglage de la richesse pourraient améliorer cette situation. Je vais également vérifier le starter, j’ai peur qu’avec les vibration du moteur il remonte, et du coup provoque un afflux d’essence au ralenti, et du coup qu’il fasse caler la moto. Bref… que du bonheur, plein d’hypothèses.

10 mars 2015

L‘enquête se poursuit. Avec des gicleurs principaux plus gros je pense donc avoir résolu mon problème à haut régime (à voir lors de l’essai sur la route).

Il me restait à comprendre pourquoi ma moto avait un ralenti instable, et calait à chaud. Et je crois que j’ai trouvé la vraie raison.

Plusieurs fois en déplaçant ma moto après quelques heures d’immobilité, elle pissait un peu d’essence par le trop plein des carburateurs. Preuve que j’avais un ou deux pointeaux fatigués. Ceci est résolu puisque mes pointeaux sont maintenant neufs.

Deuxième chose, en démontant mon réservoir j’ai constaté (et le sol de mon garage en témoigne) que le robinet d’essence coule sans arrêt même en position « ON ». Normalement, ce robinet à dépression ne devrait fonctionner que lorsque le moteur est en marche. Or actuellement il fonctionne comme s’il était en « PRI ».

En résumé, l’essence coule constamment dans les cuves, les pointeaux ne régulent plus correctement tout cet apport d’essence, donc à chaud, elle cale.

16 mars 2015

Jai réparé mon robinet d’essence, mes pointeaux sont neufs, mes aiguilles et mes puits d’aiguilles sont bons, les gicleurs augmentés… et toujours le même problème à haut régime, la moto ne prend pas ses tours, elle cale à chaud, le ralenti est instable.

Je ne me décourage pas.

Je repasse au stand, je démonte tout, je remets mes gicleurs d’origine, je synchronise les carburateurs, je repars.

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La moto cale toujours à chaud. Le ralenti est instable.

Par contre, elle monte jusqu’à 9000 tours sans sourciller. Je suis content. J’ai eu de belles sensations !

J’ai un sérieux problème de richesse. Je dois régler correctement mon niveau de cuve (à 25 mm je pense) et peut être jouer avec les vis d’essence. A suivre…

01 avril 2015

Le ralenti de la moto n’est toujours pas stable. Malgré 2 réglages soupapes, 3 synchros carbus, 4 réglages de l’allumage, 150 réglages de la richesse… les compressions affichent toujours un maigre 6.5 à chaque cylindre, et il faut croire que tout vient de là. Et puisqu’en mettant un peu d’huile dans les cylindre la compression ne remonte pas, il y a fort à parier que les soupapes ne sont pas étanches.

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Ce n’est pas un poisson d’avril, en ce 1er avril, je décide de sortir la culasse et le bloc cylindre. Et cette fois, la culasse part se faire rectifier les sièges et les soupapes.

8 avril 2015

C‘est en faisant ausculter mes soupapes et mes sièges de soupape par un pro que j’ai touché du doigt mes limites en mécanique. Comme un musicien qui n’aurait pas appris le solfège, et à qui il manque les bases… Mon rodage était bien mignon, mais inutile, voire pire que bien, parce qu’avec des sièges très usés comme les miens l’étaient, je n’ai fait qu’aggraver l’épaisseur de la portée. De plus, mes quatre guides d’échappement sont bons pour la poubelle.

19 avril 2015

J‘ai récupéré ma culasse, les 4 guides d’échappement ont été changés, les sièges et les soupapes rectifiés. J’en ai eu pour 340 € en tout.

20 avril 2015

Après avoir tout remonté, réglé le jeu aux soupapes, réglé l’allumage… j’ai enfin pu me balader avec une moto qui tient le ralenti, qui répond franchement, et qui ronronne ! Un vrai plaisir ! Maintenant place à l’entretien courant, une paille quoi !

L’aventure est terminée. Place à un nouveau projet, dans quelques mois…

Amitié

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