Ecrits archivés

The Garage…

Ici vous trouverez tout ce qui regroupe la vie du garage. Les outils, la peinture, l’établi.

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Une fois qu’on a un espace (et c’est un luxe, tout le monde n’en a pas), le premier investissement, c’est un bon établi. Solide, robuste, et cher… Non, pas forcément, j’ai construit le mien à faible coût, et des années après il n’a pas bougé !

Un établi, c’est bien, mais il faut au moins le garnir d’un étau, de boîtes de rangement, de râteliers, voire d’un pan de mur entier pour accrocher tout ses futurs outils.

Et puis il y a les outils… attention, chez moi c’est devenu une véritable fascination…

- Fabriquer son établi

- Le nécessaire pour la peinture

- Les outils pour la partie cycle

- Les outils moteur

- Les outils pour l’électricité

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Les outils pour l’électricité…

Voilà une partie qui m’a permis de me replonger dans les manuels du collège… et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est passionnant ! Alors, pour tous les amnésiques de ces sombres périodes scolaires, je vous invite à vous rafraîchir la mémoire avec ceci :

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Le bouquin est très difficile à trouver en librairie, puisqu’il n’est plus édité, mais avec un peu de doigté sur internet, il finit par apparaître miraculeusement… Là dedans, tout y est, ou presque, pour les débutants comme moi. Il revient sur tous les principes de base, et vous permet d’y voir nettement plus clair sur les principes fondamentaux d’une bécane. Très utile quand on rencontre ces satanés problèmes d’allumage… En revanche, pour les meules de l’ère moderne, passez votre chemin. L’électronique, c’est autre chose !

Le seul bémol du bouquin, à mon avis, c’est sur l’utilisation des outils et surtout du multimètre, un peu rapide à mon goût…

Du coup, voici un petit condensé basique de l’utilisation d’un multimètre, trouvé sur internet, bien entendu :

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A partir de maintenant, il va devenir intéressant de vous équiper d’un multimètre… mais aussi d’une lampe témoin (peu coûteuse en magasin auto, ou bien à faire soi-même avec un vieux clignotant), de quelques fils électrique, d’un pince à dénuder, de cosses, d’un petit fer à souder à l’étain. Munissez-vous aussi d’un petite boîte de fusibles qui comprend du 7.5 A, 10 A et 20 A. C’est très utile !

Dans ce genre de matériel, vous pouvez, si vous souhaitez refaire la centrale de Fukushima, investir dans du haut de gamme, mais pour ma part ; moi qui ne vais refaire que quelques connections sur ma moto, j’ai opté pour la solution low cost, tout à fait acceptable.

Si l’on s’en tient à ça, entre les documents théoriques (tous gratuits sur le net) et les petits outils nécessaires, on s’en sort pour une grosse cinquantaine d’euros, et beaucoup de problèmes en moins.

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Le journal de la restauration…

09 octobre 2015

 Une fois toutes les pièces éparpillées dans le garage, il est temps de commencer par quelque chose… au programme, décapage du cadre et sablage des éléments de la fourche pour pouvoir remonter la moto dans l’ordre. En démontant la fourche je m’aperçois que les joints spis sont en bon état. Un bon point. Il me faudra simplement changer l’huile et frotter les tubes au tampon jex pour leur redonner de l’éclat.

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J’ai la chance de pouvoir utiliser une sableuse, et le moins que je puisse dire c’est que ça change la vie. Le gain de temps et la qualité du travail sont indéniables. Cependant, je ne peux sabler que des pièces de taille moyenne.

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 26 octobre 2015

 Toutes les pièces étant démontées et rangées dans le garage, j’ai commencé le long travail de dégraissage, de décapage et de masquage du cadre, du bras oscillant, des tambours, des jantes, etc… C’est long, et ça demande beaucoup de patience. Voici l’état de certaines pièces avant traitement.

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J’ai utilisé pour la première fois de la peinture RESTOM epoxy à séchage à froid. Le rendu est plutôt convaincant, reste à savoir si la peinture tiendra dans la durée. Voici quelques pièces traitées avec cette epoxy :

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En parallèle j’ai nettoyé le carburateur aux ultrasons et décapé les amortisseurs. J’ai également reçu un nouveau guidon, plus large et plus « plat » que celui d’origine. En ce qui concerne la selle, j’ai reçu celle d’une Honda CMT que j’ai adapté sur ma CMC. Pour cela, j’ai refait entièrement l’arrière de la moto. J’ai découpé le cadre, le garde boue arrière ainsi qu’une partie sous la selle pour qu’elle se positionne parfaitement. Voici la selle, de très belle facture :

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02 novembre 2015

La peinture est quasiment terminée, en tout cas pour ce qui est du cadre et de ses composants. Il me reste encore le réservoir à décorer mais ce sera pour plus tard. Comme j’attends pas mal de pièces achetées sur le net, je ne peux pas commencer le remontage. Du coup j’en profite pour faire quelques travaux annexes. J’ai donc fusionné les compteurs pour n’en faire qu’un. J’ai trouvé cette idée sur le net, j’ai adoré. Avec quelques leds, le tour est joué !

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Une petite découpe du garde boue avant et un jet de peinture plus tard : ça fera moins moto à pépé. Pour faire propre j’ai pas tenté d’arrondir les angles, je verrais bien le résultat au remontage…

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Un autre chantier de la modification, cette fois autour de la fourche. Pour la rabaisser il y a plusieurs solutions : Soit couper le ressort principal (mais je n’aime pas l’idée), soit rentrer les tubes de fourche dans té de fourche (mais le raccourcissement est limité), soit ajouter une cale sur le tube plongeur (cela limite aussi le raccourcissement). Ma solution sera un mix de la deuxième et troisième solution. Ainsi je n’aurai rien d’irrémédiable (et je pourrais revenir à la configuration d’origine si la modification est trop dangereuse) et avec ça je garde une plage de raccourcissement un peu plus longue. Je pense atteindre 5 à 6 cm avec cette méthode, ce qui suffira largement.

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17 novembre 2015

Le remontage commence par le moteur. Après un gros nettoyage, décapage, je lui ai passé une bonne couche de peinture H.T à la bombe. Les carters eux, sont peint à l’epoxy. Pour finir j’ai remonté tout ça avec de nouveaux joints et de nouvelles vis BTR. De son côté le carburateur a été passé aux ultrasons, et les joints ont également été changés par des neufs.

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Ensuite je remonte les éléments du cadre : Té de fourche, tubes de fourche, garde boue avant, guidon, bras oscillant, faisceau électrique et enfin le moteur.

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Petit retour sur la peinture epoxy de RESTOM, un an après : C’est pas mal. Elle tient bien sur le cadre, malgré les coups métalliques et malencontreux de certains outils… Elle reste belle et brillante, c’est très satisfaisant. Mais pour le moment, la moto n’a pas roulé, donc à suivre…

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Restauration d’une Suzuki GS 750 de 1978

J‘ai acheté une Suzuki GS 750 e de 1978, 600 €. Pour une moto croupissante, vous me direz, c’est un peu cher, et vous avez raison. Mais, le cœur ayant ses propres raisons, je ne me suis pas posé de question. Dès que je l’ai vu, j’ai fondu. Et puis, la base de cette moto, non seulement est saine, mais n’a plus à faire ses preuves. Elle fait partie de la race des robustes, des bons vieux bourrins indestructibles, dont le charme demeure inégalé. Elle est de la race des légendaires, des CB Four, des Zéphyrs… Et n’oublions pas, cette GS, c’est le premier 4 temps de Suzuki.

 

Restauration d'une Suzuki GS 750 de 1978 dans Restauration GS 750 gs750

 

 

N‘étant pas mécanicien professionnel, j’ai longuement étudié, dans mon coin, avant de me lancer dans un tel projet. Je suis né en 1979 (un an après la GS), et je n’ai en tout et pour tout qu’un BAC social en poche. C’est à dire à mille lieux d’un cursus technique. Qu’a cela ne tienne, j’ai toujours été passionné par les moteurs, et plus particulièrement par les deux roues. J’ai cumulé dans l’ordre : une MBK 51 Magnum racing, un Honda Panthéon 125, une CB 500, une GSX 750 Inazuma, une XJR 1300. Vous noterez la progression.

A  part une vidange de temps à autre, je ne savais rien faire. Alors j’ai pris ma patience à deux mains (gauche) et j’ai commencé à écumer les forums, les blogs, etc… qui touchaient à la mécanique, à l’électricité, à la peinture, et à tout ce qui se rapproche et se confond autour du monde de la moto. J’ai pris des notes, j’ai fait des fiches, j’ai acheté du matériel, et surtout, je me suis lancé et j’ai mis les mains dans le cambouis !

Je sais donc qu’il existe une profusion d’articles sur le sujet, et de très bien faits. Notamment celui-ci : http://restorefour.jpcor.fr/
Que je ne saurais trop vous conseiller.

Partant de ce constat, je n’ai pas la prétention de faire mieux que les autres, bien au contraire. Ce blog servira peut être à quelques uns, car je vais m’efforcer de mettre tout ce que je sais, et comme moi j’aurais voulu qu’on me l’explique, mais avant toute chose, il me servira à moi ; pour m’organiser, pour me donner du courage, et peut être un jour, comme un album photo !

 

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Avant de me lancer, j’ai cherché tout ce que je pouvais trouver sur le modèle en question. A ce propos, vous qui comme moi ne serait sûrement pas des as de l’usinage, je vous conseille de privilégier un modèle courant. Plus il y aura de pièces détachées à disponibilité, mieux ce sera. Ici, le GS 750 est un best-seller, et les pièces adaptables (et même d’origine) foisonnent sur le net.

De même, assurez-vous d’obtenir la revue technique ou mieux, le manuel d’atelier, et surtout de LA LIRE et LA RELIRE attentivement. De croiser et recroiser les informations, de fouiller à droite et à gauche sur le net, avant de démonter quoi que ce soit (surtout en ce qui concerne la partie moteur).

 

Ensuite, un minimum de méthode s’impose ! Achetez des boîtes si vous n’en avez pas ! Et triez scrupuleusement toutes les vis et les boulons !

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Le maître mot, c’est patience ! Tout prend du temps, et vous ne roulerez pas demain avec votre engin ! Mais préférez prendre le temps, faire les choses dans l’ordre et avec les bons éléments plutôt que de bâcler la besogne au risque de ne plus jamais rouler avec votre belle. Inutile de préciser donc, que l’objet de votre restauration ne sera pas celui qui vous conduira au travail tous les matins… Pour une restauration complète, comptez plusieurs mois à plusieurs années.

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Le projet :

 

Outre la réfection complète du moteur et des différents éléments de la partie cycle, je n’ai pas ici l’intention de refaire une machine telle qu’elle sortait des usines Suzuki au Japon. Bien qu’elles fussent très belles, ce n’est pas ce qui me motive.

Amoureux des lignes anciennes, mais soucieux d’une esthétique moderne par certains côtés (paradoxe quand tu nous tiens!), j’ai dans l’idée de réaliser une moto néo-rétro dans un style que j’affectionne particulièrement. Aucune modification de taille ne sera apportée à la moto cependant (pas de découpe du cadre ou autre…), mais des petites touches par ci par là, qui lui donneront un look plus moderne.

J’avoue que je ne sais pas ce que cela va donner… hé oui, je me lance un peu à l’aveugle, mais j’ai des idées, et c’est ça qui compte !

 

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La restauration :

Etat des lieux

Le démontage

Réfection du cadre

La fourche

La colonne de direction

Les carénages

Les amortisseurs

Les roues

Les freins

La selle

Le réservoir

Les garde boue

Le câblage

L’allumage

Le robinet d’essence

Les carburateurs

La culasse

Le bloc cylindre

Le bas moteur

L’échappement

Le remontage

Avant/après

Le coût

 

 

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