Ecrits archivés

Projet Yamaha SR 125…

J‘ai acheté une nouvelle 125 pour la transformer en profondeur. Mon choix s’est porté sur une Yamaha SR 125 de 1992, avec seulement 28000 kilomètres au compteur.

YAMAHA-SR125

Cette petite moto à une belle tête de vainqueur… difficile, à mon goût, de faire plus moche. Et c’est tant mieux, car tel est le défi de la rendre appréciable à l’oeil. Au rang des horreurs qui rayent les pupilles : une ligne désastreuse, un compteur de sous marin russe des années 40, des clignotants avec lesquels on pourrait jouer au ping pong, un arrière train carré et j’en passe.

Ceci dit, ce petit mono est une valeur sûre, simple et efficace, avec en sus un frein à disque à l’avant.

Le projet c’est d’en faire autant que possible ce qui se rapproche le plus d’un scrambler. La recette est archiconnue : Changement de réservoir, changement de selle, modification de la ligne, de l’échappement, de la boîte à aire, et tout ceci accompagné d’accessoires qui vont bien. Je ne me donne pas de modèle à suivre, parce qu’avec le temps je sais que la mienne « ressemblera et ne ressemblera pas » à toutes les autres… comprenne qui pourra!

Je considère ce projet comme un « exercice obligatoire » dans mon processus d’apprentissage des techniques de restauration et modification des motos. En effet, je commence la soudure et le travail du métal, qui est art à part entier, et ce projet va me permettre de me faire la main. Je n’ai aucune prétention à faire quelque chose de nouveau.

Etat d’origine

Première étape

Deuxième étape

Lire la suite...

Première étape, la ligne…

Pour commencer ce projet, j’ai tout d’abord enlevé tout ce que je ne voulais plus sur la moto d’origine. Selle, compteur, phare, réservoir, cache latéraux, boîte à air.

20161229_183423

20161229_183459

L’idée principale serait que le réservoir suive la ligne du cadre. J’ai donc opté pour un réservoir de Suzuki 125 GN, qui est sûrement le réservoir le plus polyvalent pour ce genre de travail. Mais problème, le cadre et la bouche arrière de la SR ne correspondent pas du tout. D’une part la boucle arrière carrée ne me plait pas, et d’autre part la forme de l’assise (en triangle) n’est pas conçue pour s’adapter à la largeur du futur réservoir. En outre, la ligne du cadre disparaitrait sous la selle, alors que je souhaite qu’elle suive la selle. Pour y remédier j’ai deux solutions : la première serait de couper totalement la bouche arrière, amortisseurs compris. Mais je ne me sens pas encore le courage de souder des pattes d’amortisseurs, au risque de déséquilibrer la moto. La deuxième, plus douce, mais néanmoins lourde, serait de couper tout autour des pattes d’amortisseur et ainsi conserver les données d’origine. Et quelques heures plus tard, mon choix était fait…

20170106_135202

J‘ai fait la boucle arrière avec des tubes « cintrables » de 22 mm de diamètre et 2 mm d’épaisseur. Impossible de trouver ça en GSB, car ils n’ont que des tubes de serrurier, qui ne sont pas cintrables. Je les ai trouvé sur le net, sur un site spécialisé qui fait des tubes pour les cadres et châssis. Pour les plier, j’ai utilisé une cintreuse bon marché que j’ai trouvé sur ebay. Puis j’ai forcé deux tubes (de serrurier cette fois) de 20 mm à l’intérieur du cadre et j’ai soudé à l’arc.

20170103_151533

20170106_143231

J’ai ensuite supprimé l’assise en triangle pour l’élargir, et ainsi fluidifier la connexion entre le réservoir GN et la selle. J’ai donc insérer deux nouveaux tubes de la façon suivante :

20170106_144538

Pour consolider les soudures j’ai inséré des tubes plus fins à l’intérieur du cadre côté boucle arrière, et une tige filetée renforcée côté réservoir. Mes soudures n’étant pas encore du plus bel effet, elles seront pour le moins assez solides.

20170106_163011

20170106_162951

20170108_141759

Le résultat ressemble à ce que j’avais imaginé. J’ai ensuite commencé l’adaptation du réservoir. Pour commencer, j’ai dû meuler la patte qui maintenait la bobine d’allumage, ainsi que les fixations d’origine du réservoir.

20170108_141839

20170106_175315

C‘est en regardant les photos du blog que je me suis aperçu d’un truc… D’où l’utilité, souvent, de prendre du recul sur ce que l’on fait. Quand j’ai la tête collée à la moto, je ne vois plus rien, mais là, quelque chose m’a interloqué. La longueur de la boucle arrière m’a soudain semblé trop longue. Donc, rectification.

20170109_190403

Pour continuer l’adaptation du réservoir, j’ai soudé deux petits tubes qui accueilleront les tampons en caoutchouc. Puis j’ai crée une patte de fixation arrière.

20170112_184204

20170112_184533

20170112_184241

Mise en place du garde boue arrière, qui est en fait la structure métallique du modèle d’origine. Pour cela j’ai soudé deux pattes sur la boucle arrière. Début du travail sur le boîtier électricité, et création d’un garde boue avant avec deux morceaux prélevés sur une Honda CM.

20170116_200414

20170116_200358

20170104_152638

20170104_203052

20170116_200348

Pour terminer le gros oeuvre, je termine la boîte qui accueillera l’électricité et la batterie.

20170122_140935

L‘ossature et la ligne de la moto sont dessinées et fixées (hors fourche/amortisseurs), place aux travaux sur la selle et l’électricité.

Lire la suite...

Le déboulonnage…

La selle et le réservoir viennent très facilement (quoique, j’ai mis un temps certains à comprendre comment enlever la selle). Derrière tout ce beau monde c’est le royaume de la rouille, notamment au niveau de la cage batterie, bien mangée par l’acide.

20150927_164325

En comparaison avec un gros cube, tout est assez facile à repérer. Le câblage est simpliste, et ce n’est pas péjoratif. C’est plutôt un compliment pour Honda. Les gaînes sont en mauvais état, je vais devoir jouer du scotch noir !

20150927_171311

20150927_173255

Une fois la boîte à air, les cales pieds, la chaîne secondaire et deux ou trois câbles retirés, le moteur vient sans soucis. Et puisqu’il n’est pas très lourd, il finit rapidement sur l’établi. Pour pouvoir le décrasser et le poncer avant peinture, je retire le démarreur.

20150928_185118

Jusqu’ici pas de difficultés majeures, mais quelques pièces hors d’usage. Le sélecteur de vitesse a été ressoudé par le passé, et il a fait son temps. J’ai déjà des joints de carter a acheter et peut être aussi de la visserie manquante ou très abîmée.

20150928_185024

Tout est sortie avec facilité, le cadre est maintenant nu, il ne reste que le té de fourche à déboulonner. J’ai attaqué l’arrière à la disqueuse pour pouvoir adapter la selle de CMT. J’ai également allégé le cadre de quelques excroissances inutiles à mon goût, comme par exemple la patte qui permettait de fixer le porte casque.

20151004_154428

Maintenant je vais pouvoir attaquer la préparation du cadre et toutes les pièces attenantes, avant peinture. Au programme : nettoyage, dégraissage, décapage, ponçage…

Lire la suite...

Réfection de la selle…

La selle est en bien piteuse état…

Réfection de la selle... dans Restauration GS 750 img563-225x300

 Elle va nécessiter une réfection complète, ou presque, puisque je vais conserver la structure en métal de l’assise, pourtant très abîmée…

img564-225x300 A) Suzuki GS 750 dans Restauration GS 750

 Première étape, enlever la rouille, décaper, dégraisser. Puis une couche d’antirouille, et enfin une couche de peinture.

img590-225x300 bagster

Comme il me restait un fond de bombe rouge, et un fond de bombe vernis, je n’ai pas résisté…

IMG776

J‘ai acheté un Skaï sur Ebay, pour une quarantaine d’€. Puisque le fond de selle est en métal, et qu’il était très abîmé, c’est à dire que les picots prévus pour fixer le Skaï n’existaient plus, j’ai dû faire preuve d’inventivité. J’ai carrément percé le fond de selle et adapté des cales en bois pour venir agrafer mon Skaï. J’ai ensuite ajouté et ajusté un tube en plastique découpé pour renforcer la anse arrière. Un coup de décapeur thermique pour bien tendre la peau, et le tour est joué.

20150222_191518

Lire la suite...

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus