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Le parallélisme…

Au cas où vous ne le sauriez pas, sur une moto aussi on règle le parallélisme après avoir démonté sa roue arrière, dans le cas d’un changement de pneu ou carrément d’un changement de kit chaîne.

Pour ce faire vous aurez besoin de deux règles (ou d’une seule si vous aimez le sport), ou bien de la ficelle, d’un réglet, de concentration, « mais pas trop non plus parce que c’est assez simple ».

Partons du principe que la roue avant est centrée. Logiquement, elle se trouve bien entre les deux bâtons de fourche… logiquement, vos roulements de direction son bons… logiquement vos joints spy de fourche aussi… et bien entendu votre roue avant n’est pas voilée. Oui, bien entendu, il est inutile de tenter un parallélisme sur une moto tout juste extraite de l’aile avant d’une twingo.

Voici un schéma de principe :

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Dans la pratique, on n’achète pas deux réglettes pour faire le parallélisme de sa moto. Aussi, j’ai récupéré deux tringles à rideau plutôt bien droites (sinon ça sert à rien) dans mon garage. Je les ai bien ajusté sur la roue arrière, c’est à dire à fleur de pneu. Voici l’arrière (notez que les tringles sont posées sur un morceau de béton cellulaire de chaque côté) :

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 Et voici ce que cela donne à l’avant :

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Il faut maintenant mesurer la distance ou l’espace entre la réglette et la jante, de chaque côté de la roue avant. Si l’espace est différent, il suffit d’ajuster la roue arrière en jouant avec les tendeurs. C’est aussi simple que ça.

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Le calage de l’allumage…

Attention, je ne parle ici que du calage de l’allumage pour une Suzuki GS 750 de 1977 à 1979.

Je vais caler mon allumage, mon vieil allumage à rupteur refait à neuf. Les rupteurs c’est ce que mon père appelait les vis platinées. Une came montée sur l’axe de vilebrequin ouvre et ferme les deux rupteurs, créant ainsi de l’étincelle soit aux bougies 1 et 4, soit aux bougies 2 et3.

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Avant de régler l’allumage à proprement parler, il faut régler l’écartement des deux rupteurs. Cet écartement, c’est le dwell. C’est à dire le temps de recharge de la bobine entre deux étincelles. Si l’écartement est mal réglé, l’étincelle ne sera pas bonne, et l’allumage mauvais. Pour la Suzuki GS 750, l’écartement est de 0.35 mm. Il se règle avec des cales d’épaisseur. Pour cela, il faut repérer le moment où les rupteurs s’ouvrent au maximum. Placer la cale entre les mâchoires du rupteur à ce moment précis, en serrant ou desserrant les vis de réglages du rupteur. L’opération peut s’avérer délicate, d’autant que votre précision influera directement sur la qualité de votre allumage…

Réglons maintenant l’allumage (Réglage statique).

Munissez vous d’une lampe témoin, avec des pinces crocodiles de préférence, et d’une clé de 19.

Commençons par le rupteur qui concerne l’allumage des cylindres 1 et 4. Maintenant que nous avons réglé l’ouverture, nous allons régler le « moment » de l’ouverture des rupteurs.

- Pour cela, il va falloir dans un premier temps desserrer les 3 écrous qui maintiennent la plaque d’allumage.

- Puis, placer la lampe témoin en positionnant les pinces crocodiles. Une en contact avec le rupteur des cylindres 1 et 4, l’autre en contact avec la masse de la moto (sur le cadre par exemple, ou sur le moteur).

- Avec la clé de 19, tourner le vilebrequin dans le sens de la marche de sorte que la marque F 1-4 de la plaque d’allumage corresponde avec la marque de calage (cette dernière est toujours à la même place, derrière la plaque d’allumage, faites un effort vous allez la trouver).

- A la main, tourner lentement la plaque d’allumage dans le sens inverse des aiguilles d’une montre jusqu’au moment précis où la lampe s’allume. Serrez les trois écrous de la plaque d’allumage.

Pour le réglage des cylindres 2 et 3, la démarche est la même, à l’exception de :

- Desserrer cette fois les 3 écrous de la petite plaque correspondant aux cylindres 2 et 3.

- Placer une pince crocodile de la lampe témoin sur le rupteur des cylindre 2 et 3.

- Avec la clé de 19, tournez le vilebrequin dans le sens de la marche de sorte que la marque F 2-3 corresponde avec la marque de calage.

 

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Décaper (et dérouiller) sans effort…

Voici comment j’ai traité la plupart de mes pièces en ferraille. Pour une grande majorité d’entre elles la rouille avait fait son oeuvre. Quasiment toute la visserie y est passée, ainsi que la boîte à air, les béquilles, le support de batterie, le té de fourche, etc, etc, etc…

Prévoir des bacs en plastique, de l’acide chlorhydrique, de la lessive de soude. Prix d’un litre de lessive de soude : 0.95 € / prix d’un litre d’acide chlorhydrique : 1.10 € environ.

Voici le cocktail de base : rouille et peinture effritée.

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Pour commencer, prévoyez deux bacs en plastique de la taille des pièces à traiter. Dans le premier, versez de l’eau puis de l’acide chlorhydrique. Les proportions sont 70 % d’eau et 30 % d’acide.

ATTENTION : Toujours verser l’eau en premier.

Ici la boîte à air, qui a reposé environ 48 heures dans le mélange. On peut voir qu’au bout de quelques heures déjà, la peinture commence à se décoller.

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Une fois bien reposée (donc environ 48 heures), il faut sortir la pièce du mélange à l’aide de gant de protection. Ne surtout pas plonger sa petite main nue là dedans ! Bien rincer la pièce à l’eau claire, puis la plonger dans un second bac que l’on aura remplie d’eau et de lessive de soude. 50 % d’eau et 50 % de lessive de soude.

De la même manière, laisser infuser 48 heures minimum, ceci afin de stopper les effets de l’acide chlorhydrique, et de protéger la pièce contre la rouille immédiate. Pour terminer, passer la pièce abondamment sous l’eau claire.

Voilà le résultat : la pièce est parfaitement décapée (sans effort, pour pas cher) et prête à peindre.

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NB : Ces produits sont dangereux, à manipuler avec précaution, avec des gants et un masque de préférence.  A ne pas jeter dans la nature, les déchèteries récupèrent ces produits toxique.

Important : Ne traiter que les pièces en ferraille avec ces produits. Pas de plastique, pas d’aluminium ! Plonger une pièce en aluminium dans l’acide chlorhydrique s’apparente à plonger un cachet effervescent dans de l’eau… prudence donc !

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Honda CB 1300 S ABS…

La  Honda CB 1300 figurait depuis longtemps parmi les motos dont je rêvais. Depuis un an que je l’ai, je ne m’en lasse pas. Souple, robuste, rapide, confortable, belle, bien finie… Forcément, je ne suis plus objectif à son sujet.

Toujours est-il que malgré toutes ses qualités, j’ai décidé de lui redonner un coup de jeune. Non pas que je veuille changer son look rétro, mais juste lui allouer des instruments plus modernes ! Rien de bien méchant, au programme : Changement des 4 clignotants à LED pour affiner sa silhouette, changement des ampoules de phare par un LED, changement du bloc de feux arrière, changement de centrale clignotante, pose d’un passage de roue avec éclairage de plaque, pose d’un liseret de jante.

Voici la moto actuellement :

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Première modification, les clignotants avant, que je trouve trop massifs d’origine. Pour les changer, il faut démonter les joues de la tête de fourche. Et puisque je dois également changer la H4 par une LED dans le phare, je démonte tout…

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Puis mise en place des clignotants à LED, fixation solide + Loctite 510 pour ne pas avoir à démonter la tête de fourche tous les quatre matin pour resserrer les écrous… A un moment, il y a tout ça sur l’établi…

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J’ai pas mal joué du fer à souder pour récupérer les connectiques d’origines. Tout ceci proprement emballé dans de la gaine thermorétractable. En ce qui concerne le phare, j’ai donc remplacé l’ampoule H4 par une LED acheté sur le net. Le montage est très facile, c’est du plug and play.

Pour le démontage et le remontage de la tête de fourche, il faut enlever les agrafes (elles sont assez particulières, il faut appuyer au centre de l’agrafe pour la détacher), les 2 vis BTR situées sous le phare, le contour de compteur, la visière, les deux grosses BTR près du radiateur pour ainsi décoller les joues.

A l’arrière, je démonte la coque (c’est enfantin), pour changer le feu et surtout démonter la bavette d’origine. En outre, il faut démonter l’amortisseur côté disque pour insérer le passage de roue. De nouveau j’ai joué du fer à souder pour refaire les connectiques. Notamment en ce qui concerne la centrale clignotante, qui d’origine, n’est pas adaptée au clignotants à LED (ça clignote trop vite). J’ai donc changé la centrale pour une centrale adaptée aux LED (7 € sur ebay). Le résultat est parfait et le « clignotement » normal.

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Le résultat n’est pas très spectaculaire, mais il a le mérite d’exister…

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Eclairages de plaque à LED, oblige…

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Un éclairage blanc et bien plus puissant, qui rajeuni la moto…

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Pose des liserets de jante, une bonne heure parterre dans le garage…

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ET ROULEZ !

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La fourche…

Je pensais pouvoir récupérer les tubes de fourche, mais il sont sacrément piqués. Je suis déçu, mais je vais devoir composer avec. Après plusieurs tentatives à la paille de fer, la rouille est partie, mais elle a eu le temps de creuser le chrome. Je vais me contenter de traiter le chrome pour éviter que le rouille ne revienne pour le moment.

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Pour démonter la fourche, j’ai eu besoin de caler le tube dans un étau (soigneusement emmitouflé), et de desserrer l’écrou avec une clé à choc, car il ne venait pas. Ensuite, j’ai dévissé l’écrou de la tige (plongeur) qui maintenait le tube dans le fourreau. Rien de bien compliqué. Il est venu tout seul, je n’ai pas eu besoin de me fabriquer un outil. Enfin, j’ai extrait l’ancien joint spi, en ayant préalablement sorti le circlip (qui s’appelle en fait un anneau TRUARC). Voici tous les éléments :

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Etape suivant, le décapage du fourreau, pour bien enlever la merde et la vieille peinture mauve… pour ça, j’ai utilisé une brosse à nylon montée sur perceuse. Voici un avant/après :

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L’étape suivant consiste à poncer, et poncer encore, et poncer toujours ! Il faut que ça brille ! Je passe le fourreau au 500, au 800 et au 1000, à la brosse métallique et enfin au feutre. Le résultat est sans commune mesure avec le fourreau de départ…

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En démontant le second fourreau, je me suis aperçu qu’il y avait, en plus du joint spi normal, un deuxième joint et une bague que je n’avais pas enlevé sur le premier fourreau. Problème : je ne trouve aucune référence de ce joint sur internet. Je cherche encore, donc.

Finalement, après de multiples recherches, vaines, je décide de remettre les anciennes bagues, avec le joint un peu abîmé… de toute façon le joint spi sera neuf, je ne pense pas que ça posera de problème. Le plus important étant de conserver la bonne dimension de l’ensemble.

Je n’ai pas de photo du remontage, mais ce n’est rien de bien compliqué. Je remonte le tube d’amortisseur dans le fourreau (le fourreau est serré dans un étau, soigneusement enveloppé dans un chiffon épais), et je fixe la tige intérieur en insérant un outil de ma fabrication pour éviter que la tige tourne dans le vide. J’ai fait cet outil avec un té et une rallonge 1/2. Normalement, il aurait fallu que j’enduise la vis de maintien avec de la Loctite, mais je ne le fais pas, au cas où…

Ensuite, je graisse mon joint spi, je le place dans son logement, et je l’enfonce avec un vieux tube en P.V.C et une rondelle que je place sur le joint. Je tape avec un maillet, ça rentre tout seul. Enfin, je remets le circlip et le cache poussière neuf.

Je remplis d’huile de fourche. Pour ce modèle : 180 ml. Puis je replace le ressort (les spirales plus resserrées vers le bas), et enfin je referme en compressant légèrement le ressort.

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Pour remédier à mon problème de rouille sur les tube de fourche, j’ai utilisé un vinyle chrome, pour cacher la misère. C’est peut être pas l’idéal, mais c’est bien moins cher qu’un nouveau tube… attention cependant à le monter en dernier, et à le découper à une quinzaine de centimètre au dessus du joint spi, car le vinyle modifie le diamètre du tube.

L‘outil fourche, c’est à dire la tige que vous allez insérer dans le plongeur pour l’immobiliser et permettre ainsi de visser l’écrou en bout de course ; cet outil donc, vous pouvez le faire vous-même. Pour ma part j’ai utilisé un té 1/2, que j’ai adapté à la forme de l’embout du plongeur avec du scotch noir… sur un autre modèle, j’avais utilisé un système avec une tige filetée et des écrous / contre écrous. D’autres utilisent un manche de balai… bref, à vous de voir !

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Freins…

I ) Les étriers :

 

Etat proche du K.O à première vue, et pourtant, hormis la peinture qui s’effrite et la crasse, la visserie et les joints des étriers avant semblent encore bons. Les plaquettes sont à changer.

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Malheureusement pour moi, la vis de purge de l’étrier avant gauche a cassé. Le corps de l’étrier est foutu, et par chance j’en ai trouvé un sur ebay pour moins de 50 €, avec des plaquettes neuves !

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J‘ai tenté une opération extraction en meulant le pas de vis cassé, mais en vain, la vis était soudée par la rouille et le temps. Impossible de l’extraire.

Voici l’étrier en pièce. J’ai enlevé le piston avec un compresseur, en introduisant la soufflette dans le pas de vis du banjo. Prudence si vous le faites, ne laissez pas trainer vos doigts en face du piston, car il s’expulse comme un boulet de canon.

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Pour la restauration du corps de l’étrier, j’ai décapé la peinture avec du V33. J’ai gratté la peinture mâchée par le décapant avec une spatule. Ensuite, nettoyage de l’intérieur au white spirit et à la brosse à dent.

Après plusieurs tentatives de mise en peinture, j’ai laissé tomber. Soit la peinture ne tenait pas, soit elle ne me plaisait pas. J’ai finalement opté pour le polissage. J’ai donc décapé de nouveau les deux étriers avant, je les ai passé au 500, au 800, au 1000, à la brosse métallique et au feutre avec pâte à polir. Le décapage et le ponçage sont des étapes longues, mais le résultat me plait davantage que la peinture…

A droite l’étrier n’est que poncé, pas encore poli.

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Même opération pour l’étrier arrière. La peinture rouge s’écaille, elle va être décapée.  Regardez, il y a même un cocon de je ne sais quoi dans une des vis BTR…

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Début du démontage, en vu du ponçage et du polissage de l’étrier. Histoire de constater aussi qu’il faudra changer les joints et bien entendu, les plaquettes…

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Quelques heures plus tard, l’étrier est décapé, poncé et poli, il ne reste plus qu’à sortir les pistons, nettoyé tout ça et changer tous les joints avant le remontage. Pour le décapage de petits objets j’utilise une brosse grain 180 à monter sur Dremel. C’est très gourmand en matière, très cher, mais aussi très efficace.

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Voici les étriers avants remontés et posés, ils sont comme neufs :

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II ) Les disques :

 

Les disques avant sont dans les cotes, mais ils sont sales et la vieille peinture rouge s’effrite. Première étape, décapage et nettoyage.

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Je passe le disque au tampon abrasif fin en aspergeant de WD 40. Pour décaper, j’utilise une petite spatule, la peinture est tellement bouffée qu’elle se décolle sans forcer.

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Ensuite, préparation pour la peinture. Toujours de la haute température de chez Julien. Et toujours appliquée au pistolet.

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Changement de programme en ce qui concerne les disques. Après avoir testé deux peintures (la HT Julien et une V33), après avoir décapé deux fois les trois disques, j’opte pour une peinture couleur or de la marque Techni Pro, trouvée en grande surface de bricolage. Le résultat est au delà de mes espérances.

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Non seulement la peinture accroche vraiment bien (dilution à environ 15 %), mais en plus le rendu est vraiment beau, enfin je trouve…

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III ) Les maîtres cylindre :

Le maître cylindre avant est dans un très mauvais état. Le contacteur de frein est absent. J’en ai trouvé un sur ebay pour moins de 20 €. Autre dépense à venir, et pas des moindres, les durites de frein. Là, ce n’est pas compliqué, elles sont toutes mortes, elles seront toutes à changer.

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Démontage complet, en vue d’un nettoyage en profondeur, ainsi que du polissage de la poignée de frein. Il reste à sortir le piston, et à trouver un kit de remplacement.

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Idem pour le maître cylindre arrière… sur certaines pièces je vais tenter de simplement ôter la rouille, en revanche d’autres seront à remplacer, comme par exemple la bague de maintien du bocal, qui est irrémédiablement bouffée.

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Il y avait vraiment de la purée là dedans… mais je vais tenter de la nettoyer à fond. C’était un mélange de vieux liquide de frein, de terre et de rouille… bon appétit.

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Dans le maitre cylindre avant, ce n’est pas mieux… d’ailleurs, j’ai encore trouvé un nid de je ne sais pas quoi à l’intérieur. Bref, j’attends de recevoir les kits de restauration pour remonter tout ça. En attendant, petit ponçage, puis peinture des corps des deux maitres cylindre. Première étape, passage d’un léger voile de primaire alu. Ici le MC avant.

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Une fois le primaire bien sec (c’est un primaire Julien trouvé encore une fois encore dans une grande surface de bricolage, que j’ai dilué à 20 %, et même un peu plus), je passe deux couches de peinture Alu. Voilà le résultat sur le corps du maître cylindre arrière.

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Après avoir reconditionné les maîtres cylindres, le temps de la pose est venu. Entre temps, j’ai trouvé un lot de durite sur Ebay, c’est de l’occasion, et ça m’a coûté 60 € pour l’ensemble, avant et arrière.

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Et voici l’avant :

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Les carburateurs…

Je n’ai jamais vu des carburateurs aussi sales de ma vie… la rampe de Mikuni est dégueulasse, pleine de graisse, de filasse, de vieille essence, de rouille… bref, un bon décapage s’impose.

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Quand j’ai commencé à démonter, j’ai remarqué une vis d’air abîmée, et je n’aime pas ça… j’ai repéré où allaient chacune des durites. Jusqu’ici c’est pas très compliqué.

Les carburateurs... dans Restauration GS 750 img690-300x225

En enlevant les chapeaux, je remarque que les joints sont morts, je ne m’attendais pas au contraire. Je démonte tout soigneusement, mais patatra, sur le deuxième corps de carbu, la foutu vis d’air que j’avais remarqué me lâche… impossible de la sortir… j’en perds mon sang froid, et décide de percer (ne faites jamais ça, ne jamais travailler quand on perd son sang froid). Résultat : j’ai défoncé le corps de carbu, et je suis bon pour en trouver un autre.

Une fois calmé, je décide de nettoyer quand même tout le reste, après avoir soigneusement (ça m’arrive d’être soigneux) rangé tous les composants des carburateurs.

Donc, passage au Saint Marc pour un premier dégraissage. Ici, la plaque de maintien des 4 carbus.

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En attendant mon corps de carbu, je fais de la peinture sur chapeau… parfois j’ai des envies, ça ne se discute pas… j’utilise de la peinture haute température de chez Julien, je la passe au pinceau, et c’est nickel.

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J‘ai reçu ma nouvelle rampe. Mon erreur m’aura coûté 100 €. En y repensant, je me demande comment j’aurais pu enlever cette vis d’air… elle était vraiment en très mauvais état, et quasiment soudée au corps du carbu. Enfin bref, dès que j’ai reçu ma nouvelle rampe, j’ai immédiatement enlevé les vis d’air, et, ouf, elles sont toutes sorties sans dégâts. J’ai récupéré le corps de carbu manquant (le n°2) et je l’ai associé à ma première rampe, que je continue de restaurer. J’ai donc une rampe quasi entière en rab, et en bon état, ça pourra toujours servir…

J’ai passé la rampe au lave vaisselle, deux fois à 60 °. Comme elle était encore très sale, j’ai continué au white spirit et à la brosse à dent. Et puisque ça ne suffisait toujours pas, j’ai terminé à la casserole avec du citron et du sel. Le résultat est bon, en tout cas en comparaison de l’état initial. Pour finir, un petit tour dans l’eau savonneuse afin de stopper l’acidité, puis passage immédiat à la soufflette pour bien sécher et dégager les gicleurs.

J’ai changé les joints, les vis d’air abîmées, mais pour le reste (gicleurs, flotteurs, pointeaux, sièges, etc) je suis bluffé par l’état quasiment neuf de tous les éléments. Je ne sais pas s’ils ont tous 35 ans, mais ils sont en parfait état.

Voici quelques photos du remontage :

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Pour les réglages, ils sont d’usine (1 tour 1/4 pour la vis d’air,  1/2 tour pour la vis d’essence, 26 mm pour les flotteurs). Je n’ai pas cherché à faire de modifications. j’affinerai simplement les réglages après démarrage. J’ai remplacé toutes les vis de cuve et de chapeau par des vis BTR neuves, beaucoup plus faciles à manier… et SURTOUT, j’ai graissé ces satanées vis d’air !!!!

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La restauration des carburateurs est longue, et me pose beaucoup plus de problème que prévu. Heureusement, j’ai deux rampes, et je jongle souvent entre les deux pour remonter la première. J’ai eu pas mal de problèmes pour remonter le carburateur N°1. Le gicleur principal ne voulait plus entrer dans son logement, en forçant un peu (IL NE FAUT JAMAIS FORCER, il ne faut jamais forcer, il ne faut jamais forcer, il ne faut jamais forcer en mécanique), en forçant un peu donc, je l’ai abîmé, évidemment. Conséquence, l’aiguille se bloquait à l’intérieur, et ne descendait plus jusqu’au fond du puits. Bien fait pour moi!! Je n’apprends pas de mes leçons!! Heureusement, c’était moins grave que prévu. Je me suis posé un instant, j’ai réfléchi, et j’ai fini par résoudre le problème.

Carburateur

Les 4 carburateurs sont prêts, il ne reste plus qu’à les solidariser. C’est une étape qui requiert de la précision. Il faut positionner les 4 garçons sur une surface plane (une vitre par exemple) pour qu’ils soient parfaitement alignés. Ma surface parfaitement plane à moi, c’est une table basse « flürboej » de chez Ikéa, et comme chacun sait, il n’y a pas plus droit qu’un suédois.

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Les 4 garçons sont à nouveaux prêts pour remonter sur scène, et pour me jouer  une symphonie en gaz majeur. Avant cela ils vont reposer quelques temps au fond d’un bac (Jean Sébastien de son prénom) en plastique. Il ne manquera plus qu’une synchronisation pour qu’ils soient opérationnels.

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Pré réglages :

Pour le premier démarrage, et avant d’effectuer une synchronisation des carburateurs moteur tournant, j’effectue un pré réglage de la rampe.

La RMT et le manuel d’atelier préconisent de régler les flotteurs entre 25 et 27 mm, et de desserrer la vis d’air de 1 tour à 1 tour 1/4. La vis antipollution est dévissée de 1/2 à 3/4 de tour environ. 5/8 exactement selon la RMT.

Le pré réglage concerne la hauteur des boisseaux. Pour ce faire, j’utilise un forêt de 1 mm que j’introduis à plat sous le boisseau. une fois en place, je règle la hauteur du boisseau en desserrant le contre écrou de la vis de réglage. J’effectue la même opération sur les quatre boisseaux.

Cette pré synchronisation sera affinée moteur tournant à l’aide d’un dépressiomètre.

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La culasse, démontage / remontage…

Les paliers sont démontés et rangés dans l’ordre, avec leurs écrous à ne surtout pas mélanger avec les autres, car ils sont faits d’un alliage spécial. De toute façon les paliers sont marqués, en général, d’une lettre qui correspond à leur emplacement sur la culasse. Difficile de se tromper…

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Voici les arbres à cames, là aussi, c’est pareil, les deux arbres sont marqués : EX pour échappement et IN pour admission. Il y a même un L pour left (gauche) et R pour right (droit). Faudrait vraiment le faire exprès…

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Mes cames sont un peu fatiguées, c’est normal après 120.000 km. Cependant l’usure est bonne, c’est à dire uniforme, sans trace préoccupante. Ils vont donc continuer leur route avec moi.

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Voici un tableau récapitulatif de toutes les mesures, au cas où il y ait un problème, je pourrais déterminer plus clairement d’où il vient.

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J’effectue un petit test à la soufflette pour voir s’il y a des fuites dans les chambres de combustion. Le test est bon, pas de bulle d’air, cependant la calamine est tellement présente qu’elle peut jouer son rôle dans l’imperméabilité des sièges de soupape. Un rodage sera fait.

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Quelle crasse là dessus !

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Avec un lève soupape j’enlève les soupapes… et je les range dans l’ordre. C’est très important, car l’usure n’est pas la même partout. Replacer une soupape au mauvais endroit créerait à coup sûr un dysfonctionnement du moteur.

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Tous les ressorts de soupape, et toutes les soupapes sont encore dans les côtes.

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En revanche, deux soupapes d’échappement sont mortes… c’est souvent le cas à l’échappement, car c’est à cet endroit qu’il y a le plus de chaleur, contrairement aux soupapes d’admission, qui sont elles refroidies par l’apport de gaz frais.

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Pour les autres, ce sera un bon décrassage, en fixant la queue de soupape dans le mandrin d’une perceuse. Attention à ne pas abîmer la queue des soupapes lors de cette opération, ce qui anéantirait tous vos efforts. On peut contrôler les soupapes à l’oeil nu, mais le mieux serait quand même de vérifier l’alignement à l’aide d’un V rectifié et d’un comparateur.

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Petit travail annexe, puisque le boulon ci-dessous est resté soudé dans la culasse. Une seule solution, perçage et taraudage.

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Le perçage requiert une grande précision, que malheureusement je n’ai pas eu… bon, pour cette fois je m’en sors pas trop mal puisque le boulon en question est bien placé (je veux dire par là que 1 mm de trop sur la gauche ou sur la droite n’était pas dramatique). Si vous faites ça sur une vis de richesse bloquée, vous êtes bon pour racheter un carburateur.

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On taraude avec un tourne à gauche.

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Et on place le filet rapporté. La photo est flatteuse, mais en réalité, on voit mieux que le filet est excentré.

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Aujourd’hui, grand nettoyage. La culasse est passé chez le sableur. Précision importante pour tous ceux qui s’apprêtent à faire passer des pièce moteur chez le sableur du coin : NE LE FAITES PAS ! Soit vous allez chez un spécialiste, soit vous vous retrouvez avec du sable partout !!!!!!!!!! Bouchez tout, tous les filets surtout ! J’ai eu un mal de chien à enlever tout ce sable de m… !

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Bon, c’est quand même mieux…

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A présent je passe au rodage des soupapes. C’est long. Mais c’est chiant aussi. J’ai passé environ une demi heure à trois quart d’heure par soupape, et il y en a 8… mais d’autres en ont 16. Ahah.

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Le schéma ci-dessous montre où intervient le rodage. Sur la portée, en rouge. Avec de la pâte à roder, il faut recréer une surface de contact parfaite entre le siège et la soupape. Pour cela, il faut un rodoir, de la pâte, du temps, des bras, et… du temps. N’oubliez pas d’ôter toute trace de pâte à roder sur la culasse, car ce produit ne fait pas bon ménage avec un moteur en marche.

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J‘arrive au bout. Remontage de la culasse ! J’ai changé les joints de queue de soupape par précaution. Tout a été huilé (et surtout les arbres à came) au Bisulfure de Mobdylène. Cette huile spéciale permet de reproduire ce qu’une huile classique ferait, moteur en marche. Elle laisse une fine pellicule nécessaire entre chaque élément. C’est primordial pour un premier démarrage, ou pour un redémarrage. En effet, 80% de l’usure d’un moteur se fait au démarrage, à froid. Les 20 premières secondes qui permettent à l’huile de monter dans le haut moteur conditionnent 80% de l’usure d’un moteur, donc un conseil, ON NE TOURNE PAS LA POIGNEE A FROID !

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Montage du guide de chaine de distribution… mais il ne rentre pas dans son logement…

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J’ai mis le guide de chaine de distribution à l’envers, au fond du bas moteur. C’est pour ça qu’il ne rentre pas… Je démonte tout. Je remonte tout. Je ne dors pas pendant deux jours.

 

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Pour le plaisir…

Pour le (mon) plaisir, avant / après :

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