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Projet Yamaha SR 125…

J‘ai acheté une nouvelle 125 pour la transformer en profondeur. Mon choix s’est porté sur une Yamaha SR 125 de 1992, avec seulement 28000 kilomètres au compteur.

YAMAHA-SR125

Cette petite moto à une belle tête de vainqueur… difficile, à mon goût, de faire plus moche. Et c’est tant mieux, car tel est le défi de la rendre appréciable à l’oeil. Au rang des horreurs qui rayent les pupilles : une ligne désastreuse, un compteur de sous marin russe des années 40, des clignotants avec lesquels on pourrait jouer au ping pong, un arrière train carré et j’en passe.

Ceci dit, ce petit mono est une valeur sûre, simple et efficace, avec en sus un frein à disque à l’avant.

Le projet c’est d’en faire autant que possible ce qui se rapproche le plus d’un scrambler. La recette est archiconnue : Changement de réservoir, changement de selle, modification de la ligne, de l’échappement, de la boîte à aire, et tout ceci accompagné d’accessoires qui vont bien. Je ne me donne pas de modèle à suivre, parce qu’avec le temps je sais que la mienne « ressemblera et ne ressemblera pas » à toutes les autres… comprenne qui pourra!

Je considère ce projet comme un « exercice obligatoire » dans mon processus d’apprentissage des techniques de restauration et modification des motos. En effet, je commence la soudure et le travail du métal, qui est art à part entier, et ce projet va me permettre de me faire la main. Je n’ai aucune prétention à faire quelque chose de nouveau.

Etat d’origine

Première étape

Deuxième étape

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Etat d’origine…

Voici donc la SR 125 à son arrivée, le 24 décembre 2016. Je l’ai eu pour 400 €, ce qui est somme toute très raisonnable compte tenu de son état. Elle comptabilise à peine 28000 km, n’a pas de rouille, et hormis une batterie en fin de vie, tout est en bon état et fonctionne parfaitement.

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Au rang des éléments qui vont disparaitre, les clignotants figurent en bonne place. De même que le top case, était-il besoin de le préciser…

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La ligne du réservoir est trop incurvée, et dans l’idéal elle sera droite. Du coup exit aussi les carters latéraux et la selle.

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Le garde boue avant aussi disparaitra, au profit d’un nettement plus petit. Je vais récupérer le garde boue arrière et le transformer. Autre disparition, et pas des moindre, la boîte à air qui sera remplacée par un cornet. Toutes l’électricité (batterie, CDI, centrale clignotante, régulateur, etc…) viendra se loger dans un boitier fait maison sous la future selle. Enfin, le compteur-phare sera également changé.

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The Garage…

Ici vous trouverez tout ce qui regroupe la vie du garage. Les outils, la peinture, l’établi.

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Une fois qu’on a un espace (et c’est un luxe, tout le monde n’en a pas), le premier investissement, c’est un bon établi. Solide, robuste, et cher… Non, pas forcément, j’ai construit le mien à faible coût, et des années après il n’a pas bougé !

Un établi, c’est bien, mais il faut au moins le garnir d’un étau, de boîtes de rangement, de râteliers, voire d’un pan de mur entier pour accrocher tout ses futurs outils.

Et puis il y a les outils… attention, chez moi c’est devenu une véritable fascination…

- Fabriquer son établi

- Le nécessaire pour la peinture

- Les outils pour la partie cycle

- Les outils moteur

- Les outils pour l’électricité

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Régler ses carburateurs…

Le réglage d’un carburateur doit se faire pas à pas. Il n’est pas question ici de synchronisation des carburateurs (dans le cas d’un multi-cylindre), mais bien du réglage de la carburation, c’est à dire du mélange air/essence à tous les régimes moteur.

Préambule :

L’usure des différents éléments qui composent un carburateur (aiguille, puits d’aiguille, membrane, boisseau, flotteurs, pointeaux, etc) n’est pas ou peu prise en compte ici. Il va de soi que si l’un de ces éléments est usé, même légèrement, il deviendra difficile de régler un carburateur.

De même, la modification de l’échappement ou de la boîte à air interférera sur le réglage d’une carburation, de manière significative.

En outre, un mauvais réglage du jeu aux soupape (pour le cas d’un 4 temps), un mauvais réglage de l’allumage (allumage à rupteur), des bougies défectueuses, une boîte à air encrassée, un échappement calaminé (pour un 2 temps), rendrons le réglage de la carburation aléatoire.

Prenez comme référence les données du constructeur, et ajustez en fonction de vos besoins.

Démarche pas à pas :

1) Réglage à haut régime (ouverture complète du boisseau : 7500 tours/min jusqu’à la zone rouge)

  • Choix du gicleur principal

Pour avoir la meilleure puissance à haut régime (au delà de 7500 tours/min), il faut trouver un gicleur principal qui produit le plus de poussé à haut régime.

Si la moto pousse fort à haut régime quand le moteur est encore froid, et éprouve des difficultés quand le moteur devient chaud, c’est que le gicleur principal est trop gros.

Si la moto ne pousse pas assez à haut régime quand le moteur est froid, et qu’il pousse à peine mieux quand le moteur est chaud, c’est que le gicleur principal est trop petit.

Afin de régler correctement sa carburation à bas et moyen régime, le gicleur principal doit être le premier bon réglage (généralement après 10 à 15 minutes d’utilisation intense).

Pour ce premier réglage, ne faites pas trop attention au bas régime.

2) Réglage à moyen régime (ouverture complète du boisseau : 5000 à 7000 tours/min)

  • Choix de la position d’aiguille

Pour avoir la meilleure puissance entre 5000 et 7000 tours/min, ajustez la position de l’aiguille après avoir trouvé le bon gicleur principal.

Si le moteur pousse bien à froid entre 2500 et 5/7000 tours/ min, mais qu’il semble se noyer à pleine température dans cette même plage de vitesse, c’est que le mélange à moyen régime est trop riche et que l’aiguille doit être descendue.

Si le moteur à pleine température ne pousse pas assez entre 5000 et 7000 tours/min, l’aiguille doit être relevée.

Si le moteur pousse de la même façon et correctement entre 5000 et 7000 tours/min, qu’il soit froid ou chaud, la hauteur d’aiguille est correcte.

Encore une fois, laissez de côté la richesse à bas régime, il s’agit ici de régler la hauteur d’aiguille pour avoir le meilleur rendement entre 5000 et 7000 tours/min en adéquation avec le bon gicleur principal qui produit le meilleur rendement à haut régime.

3) Réglage à bas régime (ouverture complète du boisseau : 2000 à 3000 tours/min)

  • Le niveau de cuve

Pour avoir le meilleur régime entre 2000 et 3000 tours/min, sans trou à l’accélération, même poignée à fond, le réglage des flotteurs est primordial.

La hauteur des flotteurs (sauf contre indication du constructeur) se mesure depuis le plan de joint du corps du carburateur jusqu’à la partie la plus haute du flotteur, sans que le bras articulé du flotteur compresse le ressort du pointeau.

 Si le moteur semble se noyer, poignée à fond, entre 3000 et 4000 tours/min, et que ça empire à pleine température, il faut baisser le niveau de cuve d’1 mm (s’il était à 25 mm, montez-le à 26 mm). Le niveau de cuve sera plus bas, et appauvrira le mélange entre 2000 et 3000 tours/min.

Si le moteur semble « sec » (difficile à décrire comme sensation, le moteur va pousser mais il semble forcer, il n’est pas souple) entre 2000 et 3000 tours/min, il faut augmenter le niveau de cuve de 1 mm (de 27 mm à 26 mm par exemple).

4) Réglage du ralenti 

  • Vis de richesse 

NB / Il y a deux types de vis de richesse.

1) la vis d’essence, placée côté moteur sur le carburateur.

2) la vis d’air, placée côté entrée d’air sur le carburateur.

Les deux sont appelées vis de richesse, mais selon qu’on ait à faire à l’une ou à l’autre, il faudra soit visser soit dévisser pour obtenir le même résultat.

On part de la recommandation constructeur. Moteur chaud, on visse ou on dévisse de 1/4 de tour, et on donne un petit coup d’accélérateur. On étudie le régime moteur. On ajuste avec la vis de ralenti.

NOTE : un mélange trop riche est un problème qui empire au ralenti quand le moteur est chaud. Symptôme : le ralenti oscille. Solution : on visse la vis de richesse (si elle se trouve côté moteur) ou on dévisse la vis d’air (si elle se trouve côté entrée d’air) pour appauvrir le mélange.

NOTE : un mélange trop pauvre est un problème qui améliore le régime ralenti quand le moteur est chaud. Symptôme : ralenti qui augmente tout seul, moteur qui surchauffe. Solution : on dévisse la vis de richesse ou on visse la vis d’air pour enrichir le mélange.

PS / Toutes ces recommandations ne sont valables qu’en cas de conditions optimales (carburateurs impeccables, moteur impeccables, météo parfaite…). Chacun rencontre et rencontrera des problèmes inhérents au modèle de son carburateur, de sa moto, à son environnement, à l’alignement des planètes… Bref, vous l’aurez compris, le réglage d’un carburateur (et à plus forte raison de plusieurs carburateurs) est une science inexacte qui nécessite bien du courage et beaucoup de patience.

 

 

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Le circuit de charge…

Sur nos vieux modèles, le circuit de charge est un peu… comment dire… désuet. Le régulateur et le redresseur sont deux éléments distincts, qui crament assez facilement.

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L’alternateur fournit, comme son nom l’indique, un courant alternatif (environ 70 à 80 V à 5000 tours/min) qui est redressé et régulé pour recharger la batterie et alimenter les organes électrique et l’allumage. Petite particularité sur cette moto, une des phases de l’alternateur ne sert uniquement qu’à alimenter le phare, lorsque celui-ci est allumé.

Avant de continuer, une petite technique pour vérifier les différents composants de votre circuit de charge :

L’alternateur (rotor et stator) :

3 fils sortent de l’alternateur, ils n’ont pas de polarité.

Pour tester l’alternateur, utilisez un multimètre, sur 200 Ohm. Testez les fils 2 à 2, vous devez obtenir une valeur inférieure à 1 ohm.

Pour savoir s’il fournit de l’électricité, testez les fils 2 à 2 de la façon suivante :

Multimètre sur alternatif : moto en route à 5000 tours/min = vous devez trouver une valeur comprise entre 70 et 80 Volts.

La batterie :

12.7 Volts en pleine forme

12.4 / 12.5 Volts en moins bonne forme (50 à 75 %)

12.2 Volts déchargée

- de 12 Volts, probablement morte ou profondément déchargée.

Le régulateur et/ou redresseur :

Si l’on part du principe que l’alternateur est bon, que la batterie est bonne est chargée (et ajoutons que toutes vos connexions électriques soient propres et bien raccordées) mettez la moto en marche.

Accélérez jusqu’à 5000 tours/min

Si la lecture aux bornes de la batterie est comprise entre 14 et 15 Volts, vous êtes OK.

S’il y a moins de 14 Volts ou plus de 15 Volts, il y a fort à parier que votre régulateur ou votre redresseur sont morts.

Mais attention, avant de tout jeter à la poubelle, et en cas d’une lecture en deçà de 14 Volts, vérifiez correctement vos connexions électriques. Il est possible qu’une de vos connexions soit rouillée et oppose une trop forte résistance dans le circuit de charge.

Le SH-775 :

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Voilà comment se présente la nouvelle cellule qui va remplacer le régulateur et le redresseur d’origine. Celui-ci supporte les 3 phases de l’alternateur, se refroidie mieux, et simplifie le câblage. Bref, que du bonheur. Enfin, grâce au schéma ci-dessous, voici comment je l’ai monté :

SH-775 II

J’ai également regroupé les masses du relais de démarreur, de la batterie et donc du nouveau régulateur en un seul point. Pour finir, et pour palier un autre défaut de masse sur cette moto, j’ai remplacé le joint caoutchouc qui relie la cage batterie au cadre par une rondelle en acier, pour augmenter le passage du courant à la masse du cadre.

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Calage distribution…

Je ne parle ici que du calage de la distribution d’une Suzuki GS 750 (1976-1979):

 

1) En tenant la chaine de distribution dans votre main, tourner le vilebrequin jusqu’à ce que la marque « T » des cylindres 1 et 4 (vous trouverez cette marque sur le plateau d’allumage) corresponde avec le trait frappé sur la partie fixe du plateau d’allumage.

A partir de maintenant, ne touchez plus au vilebrequin.

2) Placer l’arbre à came d’échappement de sorte que la flèche « 1  » soit parallèle au plan de joint. Par conséquent, la flèche « 2″ doit se trouver à la verticale, perpendiculaire au plan de joint.

 

3) Placer l’arbre à came d’admission de sorte que la flèche « 3  » se trouve à la verticale, perpendiculaire au plan de joint.

 

4) Si vous avez correctement suivi les phases 2) et 3), vous devez compter 20 rouleaux de chaine entre la flèche « 2  » et la flèche « 3 « .

 

5) Serrez les paliers au couple en vous aidant d’une pince étau. Votre distribution est calée.

 

 

 

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Fabriquer son établi…

Avant même de commencer à entrevoir l’idée d’une restauration moto, j’ai fabriqué mon propre établi. Ce n’est rien de très compliqué, ça demande un peu de temps et ça permet de se faire un objet robuste et qui durera dans le temps, à moindre frais.

Cet établi fera 2m52 de long, 70 cm de large et 85 cm de haut. Voici un schéma, et les côtes du projet :

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Pour la construction, j’ai besoin de quelques outils :

- Une scie égoïne

- Un ciseau à bois

- Un bédane 10mm (ciseau à bois plus épais qui permet de réaliser les mortaises)

- Un maillet

- Une ponceuse

- Un étau

- des serre-joints

- Un grande règle maison…

- Des bastaings de sapin (9 au total) achetés en Grande Surface de Bricolage : 11€90 le bastaing – L 350cm x l 175cm x 63cm.

- Colle à bois

- Pâte à bois

- Lasure.

J’avais déjà la plupart des outils, du coup j’estime le coût de fabrication à une grosse centaine d’€. Il est possible de trouver de très bons établis à une grosse centaine d’€ sur Le Bon Coin ou ailleurs. Mais fabriquer soi-même, c’est unique !

Au passage, voici le lien vers un site qui m’a bien inspiré :

http://www.zonetravaux.fr/2012/10/fabriquer-etabli-etape1/

http://www.zonetravaux.fr/2012/10/fabriquer-etabli-etape2/

La première étape c’est la découpe des bastaings aux dimensions souhaitées. Pour que les découpes à la scie égoïne soient droites, j’utilise des cales et des serre-joints qui me servent de guide de découpe.

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Puis j’attaque les mortaises au bédane et au maillet, et ce n’est pas une mince affaire…

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Une fois le pied terminé, il passe au ponçage, d’abord au grain 50, puis au 120 pour une belle finition. Maintenant il en reste 5 à faire…

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Et voilà, quelques « longues » heures de travail plus tard…

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Une fois toutes les pièces du puzzle découpées, je passe à l’assemblage. Pour consolider l’assemblage en tenon mortaise, je pose des équerres en alu.

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Puis je mastic à la pâte à bois, et je ponce pour avoir de belles finitions.

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Et voilà, les trois pieds principaux sont terminés.

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Je passe enfin à l’assemblage des modules et à la mise en place du plateau. J’ai fixé le plateau avec des vis SPAX 200mm, un peu plus chères, mais idéales pour maintenir l’ensemble. J’ai ensuite enduis les interstices à la pâte à joint, et j’ai poncé. Enfin, j’ai passé une bonne couche de lasure.

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Des années plus tard, il est toujours là et bien là. J’ai entre temps fixé une plaque en alu pour qu’il puisse supporter des pièces moteur assez lourdes (parce que le pin est un bois tendre qui marque vite, et aussi pour éviter au maximum les taches d’huiles). L’avantage également, c’est que l’établi est très lourd, et que donc il ne bouge pas quand on le maltraite !

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Honda CB 1300 S ABS…

La  Honda CB 1300 figurait depuis longtemps parmi les motos dont je rêvais. Depuis un an que je l’ai, je ne m’en lasse pas. Souple, robuste, rapide, confortable, belle, bien finie… Forcément, je ne suis plus objectif à son sujet.

Toujours est-il que malgré toutes ses qualités, j’ai décidé de lui redonner un coup de jeune. Non pas que je veuille changer son look rétro, mais juste lui allouer des instruments plus modernes ! Rien de bien méchant, au programme : Changement des 4 clignotants à LED pour affiner sa silhouette, changement des ampoules de phare par un LED, changement du bloc de feux arrière, changement de centrale clignotante, pose d’un passage de roue avec éclairage de plaque, pose d’un liseret de jante.

Voici la moto actuellement :

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Première modification, les clignotants avant, que je trouve trop massifs d’origine. Pour les changer, il faut démonter les joues de la tête de fourche. Et puisque je dois également changer la H4 par une LED dans le phare, je démonte tout…

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Puis mise en place des clignotants à LED, fixation solide + Loctite 510 pour ne pas avoir à démonter la tête de fourche tous les quatre matin pour resserrer les écrous… A un moment, il y a tout ça sur l’établi…

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J’ai pas mal joué du fer à souder pour récupérer les connectiques d’origines. Tout ceci proprement emballé dans de la gaine thermorétractable. En ce qui concerne le phare, j’ai donc remplacé l’ampoule H4 par une LED acheté sur le net. Le montage est très facile, c’est du plug and play.

Pour le démontage et le remontage de la tête de fourche, il faut enlever les agrafes (elles sont assez particulières, il faut appuyer au centre de l’agrafe pour la détacher), les 2 vis BTR situées sous le phare, le contour de compteur, la visière, les deux grosses BTR près du radiateur pour ainsi décoller les joues.

A l’arrière, je démonte la coque (c’est enfantin), pour changer le feu et surtout démonter la bavette d’origine. En outre, il faut démonter l’amortisseur côté disque pour insérer le passage de roue. De nouveau j’ai joué du fer à souder pour refaire les connectiques. Notamment en ce qui concerne la centrale clignotante, qui d’origine, n’est pas adaptée au clignotants à LED (ça clignote trop vite). J’ai donc changé la centrale pour une centrale adaptée aux LED (7 € sur ebay). Le résultat est parfait et le « clignotement » normal.

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Le résultat n’est pas très spectaculaire, mais il a le mérite d’exister…

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Eclairages de plaque à LED, oblige…

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Un éclairage blanc et bien plus puissant, qui rajeuni la moto…

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Pose des liserets de jante, une bonne heure parterre dans le garage…

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ET ROULEZ !

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Restauration d’une Honda CM 125 de 1982

Je me lance dans un nouveau projet de restauration, une Honda 125 CM de 1982 que j’ai acheté 450 €. J’ai acheté ce petit bicylindre 4 temps pour ma femme, afin qu’elle goûte aux joies du deux roues. Dans un état correcte, la belle nippone mérite quand même un sérieux coup de neuf. Au programme : démontage total, peinture du cadre, du moteur, polissage de quelques carters, changement de selle, de guidon, et on verra le reste au moment du remontage… Car je le sais maintenant, une restauration est un long chemin dont on ne connaît pas le bout !

En ce qui concerne le bouilleur, je pense ne pas y toucher. Il à 54000 km, et je crois qu’un simple réglage du jeu aux soupape suffira…

Restauration d'une Honda CM 125 de 1982 dans CM 125 Honda honda-CM-125-700px

 

Cette petite moto n’a pas vraiment de point faible : robuste, fiable, plus ou moins jolie (il y a un peu de travail quand même), consommation dérisoire, entretien facile… le seul véritable point noir c’est le freinage, mais vu les vitesses atteintes, il n’y a pas vraiment de quoi crier au scandale.

Il est à noter que le modèle n’a quasiment pas changé en trente années de production, qu’il s’est vendu en grand nombre, et que donc les pièces détachées se trouvent à foison. Avec la moto, l’ancien proprétaire me donne la revue technique : que demande le peuple ! Yapluka !

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Le projet :

Habituellement je ne suis pas très enthousiaste en voyant les préparations « café racer ». Je n’aime pas ce style. Je n’aime pas les selles plates, les compartiments boîte à air vide, etc, etc. En général je ne suis pas un adepte de la modification d’un moteur et de ses composants. Je ne pense pas que ça change pour mon cas, mais je dois avouer que pour une fois le modèle que j’ai trouvé sur internet me plaît beaucoup. Il y a peu près tout ce que je voudrais faire sur la CM, à part la selle… Même les couleurs me plaisent.

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La restauration :

- Le tour du propriétaire

- Le déboulonnage

- Le journal de la restauration

- le journal, suite…

- Le journal, suite et fin…

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Tour du propriétaire…

Voici la moto telle que je l’ai acheté il y a déjà un an, en octobre 2014. D’une manière générale, je ne la trouve pas très belle. Je déteste par dessus tout ce guidon à « meuh meuh », cette selle trop grosse, etc…

A part ça, je pense quand même qu’il y a quelque chose à en faire.

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La première chose qui tape à l’oeil (outre le guidon), c’est l’état extérieur du réservoir. Les décorations sont craquelées et il y a plusieurs trous et enfoncements.

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Il y a également beaucoup de rouille, à tous les niveaux. Le cadre, la cage batterie, le té de fourche et j’en passe. Tout ce beau monde va être décapé, sablé ou microbillé et repeint bien entendu.

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Le moteur fonctionne très bien, j’ai d’ailleurs pas mal roulé avec. En revanche il a une sale gueule. La peinture est bouffée, les carters sont rayés, il y a du boulot. Pas question pour autant de le démonter, parce qu’un moteur qui fonctionne reste fermé !

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Les pneus sont en très bon état, mais les jantes et les tambours ainsi que les fourreaux de fourche ont besoin de soins. Pour le moment j’opte pour sablage + peinture noire, mais tout peut changer…

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J’ai dans l’idée de raccourcir le garde boue avant, et d’en récupérer une partie pour le coller à l’arrière… je ne sais pas si c’est très clair, mais dans ma tête ça paraît bien. Le garde boue arrière sera donc remplacé, tout comme les clignotants, et bien sûr, la selle.

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Je vais également remplacer le feux arrière proéminent, changer le guidon (vous l’aurez compris), changer les poignées, changer le pignon de sortie de boîte pour donner un peu plus de pep’s à la moto, nettoyer le carburateur aux ultrasons, refaire le câblage qui est en piteux état, remplacer la selle par une selle de CMT (beaucoup plus jolie).  Voilà, en gros, tout ce qu’il y a à faire pour redonner à cette petite mamie des allures plus modernes.

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Ah non, j’oubliais, il va falloir sérieusement revoir l’échappement qui est bien bien rouillé. Peut être masquer tout ça avec de la bande thermique, et ajouter deux MEGATON pour faire jeune !

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Le déboulonnage…

La selle et le réservoir viennent très facilement (quoique, j’ai mis un temps certains à comprendre comment enlever la selle). Derrière tout ce beau monde c’est le royaume de la rouille, notamment au niveau de la cage batterie, bien mangée par l’acide.

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En comparaison avec un gros cube, tout est assez facile à repérer. Le câblage est simpliste, et ce n’est pas péjoratif. C’est plutôt un compliment pour Honda. Les gaînes sont en mauvais état, je vais devoir jouer du scotch noir !

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Une fois la boîte à air, les cales pieds, la chaîne secondaire et deux ou trois câbles retirés, le moteur vient sans soucis. Et puisqu’il n’est pas très lourd, il finit rapidement sur l’établi. Pour pouvoir le décrasser et le poncer avant peinture, je retire le démarreur.

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Jusqu’ici pas de difficultés majeures, mais quelques pièces hors d’usage. Le sélecteur de vitesse a été ressoudé par le passé, et il a fait son temps. J’ai déjà des joints de carter a acheter et peut être aussi de la visserie manquante ou très abîmée.

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Tout est sortie avec facilité, le cadre est maintenant nu, il ne reste que le té de fourche à déboulonner. J’ai attaqué l’arrière à la disqueuse pour pouvoir adapter la selle de CMT. J’ai également allégé le cadre de quelques excroissances inutiles à mon goût, comme par exemple la patte qui permettait de fixer le porte casque.

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Maintenant je vais pouvoir attaquer la préparation du cadre et toutes les pièces attenantes, avant peinture. Au programme : nettoyage, dégraissage, décapage, ponçage…

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Le journal de la restauration…

09 octobre 2015

 Une fois toutes les pièces éparpillées dans le garage, il est temps de commencer par quelque chose… au programme, décapage du cadre et sablage des éléments de la fourche pour pouvoir remonter la moto dans l’ordre. En démontant la fourche je m’aperçois que les joints spis sont en bon état. Un bon point. Il me faudra simplement changer l’huile et frotter les tubes au tampon jex pour leur redonner de l’éclat.

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J’ai la chance de pouvoir utiliser une sableuse, et le moins que je puisse dire c’est que ça change la vie. Le gain de temps et la qualité du travail sont indéniables. Cependant, je ne peux sabler que des pièces de taille moyenne.

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 26 octobre 2015

 Toutes les pièces étant démontées et rangées dans le garage, j’ai commencé le long travail de dégraissage, de décapage et de masquage du cadre, du bras oscillant, des tambours, des jantes, etc… C’est long, et ça demande beaucoup de patience. Voici l’état de certaines pièces avant traitement.

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J’ai utilisé pour la première fois de la peinture RESTOM epoxy à séchage à froid. Le rendu est plutôt convaincant, reste à savoir si la peinture tiendra dans la durée. Voici quelques pièces traitées avec cette epoxy :

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En parallèle j’ai nettoyé le carburateur aux ultrasons et décapé les amortisseurs. J’ai également reçu un nouveau guidon, plus large et plus « plat » que celui d’origine. En ce qui concerne la selle, j’ai reçu celle d’une Honda CMT que j’ai adapté sur ma CMC. Pour cela, j’ai refait entièrement l’arrière de la moto. J’ai découpé le cadre, le garde boue arrière ainsi qu’une partie sous la selle pour qu’elle se positionne parfaitement. Voici la selle, de très belle facture :

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02 novembre 2015

La peinture est quasiment terminée, en tout cas pour ce qui est du cadre et de ses composants. Il me reste encore le réservoir à décorer mais ce sera pour plus tard. Comme j’attends pas mal de pièces achetées sur le net, je ne peux pas commencer le remontage. Du coup j’en profite pour faire quelques travaux annexes. J’ai donc fusionné les compteurs pour n’en faire qu’un. J’ai trouvé cette idée sur le net, j’ai adoré. Avec quelques leds, le tour est joué !

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Une petite découpe du garde boue avant et un jet de peinture plus tard : ça fera moins moto à pépé. Pour faire propre j’ai pas tenté d’arrondir les angles, je verrais bien le résultat au remontage…

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Un autre chantier de la modification, cette fois autour de la fourche. Pour la rabaisser il y a plusieurs solutions : Soit couper le ressort principal (mais je n’aime pas l’idée), soit rentrer les tubes de fourche dans té de fourche (mais le raccourcissement est limité), soit ajouter une cale sur le tube plongeur (cela limite aussi le raccourcissement). Ma solution sera un mix de la deuxième et troisième solution. Ainsi je n’aurai rien d’irrémédiable (et je pourrais revenir à la configuration d’origine si la modification est trop dangereuse) et avec ça je garde une plage de raccourcissement un peu plus longue. Je pense atteindre 5 à 6 cm avec cette méthode, ce qui suffira largement.

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17 novembre 2015

Le remontage commence par le moteur. Après un gros nettoyage, décapage, je lui ai passé une bonne couche de peinture H.T à la bombe. Les carters eux, sont peint à l’epoxy. Pour finir j’ai remonté tout ça avec de nouveaux joints et de nouvelles vis BTR. De son côté le carburateur a été passé aux ultrasons, et les joints ont également été changés par des neufs.

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Ensuite je remonte les éléments du cadre : Té de fourche, tubes de fourche, garde boue avant, guidon, bras oscillant, faisceau électrique et enfin le moteur.

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Petit retour sur la peinture epoxy de RESTOM, un an après : C’est pas mal. Elle tient bien sur le cadre, malgré les coups métalliques et malencontreux de certains outils… Elle reste belle et brillante, c’est très satisfaisant. Mais pour le moment, la moto n’a pas roulé, donc à suivre…

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