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Décaper (et dérouiller) sans effort…

Voici comment j’ai traité la plupart de mes pièces en ferraille. Pour une grande majorité d’entre elles la rouille avait fait son oeuvre. Quasiment toute la visserie y est passée, ainsi que la boîte à air, les béquilles, le support de batterie, le té de fourche, etc, etc, etc…

Prévoir des bacs en plastique, de l’acide chlorhydrique, de la lessive de soude. Prix d’un litre de lessive de soude : 0.95 € / prix d’un litre d’acide chlorhydrique : 1.10 € environ.

Voici le cocktail de base : rouille et peinture effritée.

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Pour commencer, prévoyez deux bacs en plastique de la taille des pièces à traiter. Dans le premier, versez de l’eau puis de l’acide chlorhydrique. Les proportions sont 70 % d’eau et 30 % d’acide.

ATTENTION : Toujours verser l’eau en premier.

Ici la boîte à air, qui a reposé environ 48 heures dans le mélange. On peut voir qu’au bout de quelques heures déjà, la peinture commence à se décoller.

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Une fois bien reposée (donc environ 48 heures), il faut sortir la pièce du mélange à l’aide de gant de protection. Ne surtout pas plonger sa petite main nue là dedans ! Bien rincer la pièce à l’eau claire, puis la plonger dans un second bac que l’on aura remplie d’eau et de lessive de soude. 50 % d’eau et 50 % de lessive de soude.

De la même manière, laisser infuser 48 heures minimum, ceci afin de stopper les effets de l’acide chlorhydrique, et de protéger la pièce contre la rouille immédiate. Pour terminer, passer la pièce abondamment sous l’eau claire.

Voilà le résultat : la pièce est parfaitement décapée (sans effort, pour pas cher) et prête à peindre.

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NB : Ces produits sont dangereux, à manipuler avec précaution, avec des gants et un masque de préférence.  A ne pas jeter dans la nature, les déchèteries récupèrent ces produits toxique.

Important : Ne traiter que les pièces en ferraille avec ces produits. Pas de plastique, pas d’aluminium ! Plonger une pièce en aluminium dans l’acide chlorhydrique s’apparente à plonger un cachet effervescent dans de l’eau… prudence donc !

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Le nécessaire pour la peinture…

Avant tout chose, je tiens à préciser que je suis loin, très loin même, d’être un peintre confirmé.

N’ayant qu’un petit compresseur, incapable de subir la pression en peinture, je me rabats sur des bombes de peinture. Si vous ne passez pas par un carrossier, et qu’il vous prend l’idée de peindre vous-même au pistolet, il va falloir sérieusement investir… d’abord dans un compresseur d’au moins 100 litres, dans un pistolet (voire plusieurs), dans de la peinture, dans un local, etc…

Bref, je n’ai pas les moyens, ni pour un carrossier, ni pour tout ce matériel (mais je vais quand même peindre quelques petites pièces avec mon mini compresseur de 6 L, parce que je suis un fou dans ma tête).

Avant de peindre, il faudra préparer le support correctement. C’est 50 % du travail pour les plus pessimistes, 80 % pour les plus optimistes. A ne surtout pas négliger. Pour cela, vous aurez besoin de papier abrasif, et, selon la taille des pièces, d’une cale à poncer.

Le nécessaire pour la peinture... dans The Garage

Il existe dans les grandes surfaces de bricolage des kits de finition qui comprennent du 500, du 800 et du 1000 à l’eau. C’est parfait pour préparer une pièce à peindre.

Pour le mastic, j’utilise des produits de magasin automobile, ils ne sont pas chers, et très adapté aux réservoirs et aux carénages des motos. Choisissez-le en fonction de la taille des « trous » à combler, et de la matière à recouvrir.

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Avec celui-là, la spatule en plastique est incluse (trouvé chez Norauto, pour la réfection de légers impacts sur mon réservoir).

 

Pour la peinture, j’ai acheté des bombes de peinture MOTIP, et un objet assez intéressant qui permet une meilleure manipulation de la bombe, ceci :

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Il se fixe sur la bombe, et pour un peu, on se prendrait presque pour un pro ! Avec ça, j’ai pris pour la réalisation du réservoir et des carénages :

- 3 bombes d’apprêt blanc (Acrylique)

- 3 bombes de couleur (Alkyde)

- 4 bombes de vernis (Alkyde)

- 1 bombe vernis bi-composant (pour le réservoir uniquement)

- Un pot de peinture haute température de la marque Julien

En ce qui concerne le vernis bi-composant, il viendra en toute dernière couche sur le réservoir afin de le protéger contre l’essence. En effet, les bombes classiques sont des mono-composants, qui se diluent avec l’essence. Ce serait bête pour un réservoir…

Pour ce qui est de la peinture moteur, il est possible de l’appliquer au pinceau, et c’est ce que je vais faire ! Nombreux sont ceux, qui, pour l’avoir essayé, n’en disent que du bien !

Il est plus prudent d’investir dans une bâche pour couvrir le sol, et éviter par là même aux poussières de remonter. Peignez dans un pièce à l’abri du vent, mais aérée ! C’est tout le paradoxe de la peinture ! De même, peignez entre 17 et 23 °c de préférence. Utilisez un masque absolument.

Pour le reste, j’ai aussi acheté un tampon abrasif (différent du papier abrasif), de l’acétone pour dégraisser, des chiffons ouatés, du polish, un feutre à monter sur perceuse et de la pâte à polir.

 

En ce qui concerne la méthode et une idée du résultat, je vous conseille vivement de jeter un oeil ici :

http://www.z750.org/forum/showthread.php?t=78766

 

Enfin, pour ceux qui veulent aller plus loin, et aussi pour apprendre quelques gestes et techniques très utiles, voici un site plus que complet fait par un ancien peintre automobile :

http://jcfressaix.free.fr/

 

Retour d’expérience :

Alors voilà, plutôt que d’effacer tout ce que j’ai écrit plus haut, parce qu’à un moment donné je l’ai pensé, je vais vous faire part de mon retour d’expérience en ce qui concerne la peinture.  Attention, ce qui va suivre risque d’en dérouter certains, parmi ceux qui pensaient peindre tranquillement à la bombe dans leur coin…

En effet, pour ma part, et hormis à de rares exceptions, je ne peindrai plus à la bombe. Bien entendu, je compte peindre et peindre encore tout au long de ma vie, donc, c’est décidé, je vais investir dans un compresseur. Je pense qu’un 50 l bi-cylindre me suffira largement. J’en ai vu à moins de 300 €.

Après plusieurs mois de test, peindre à la bombe, c’est vraiment beaucoup de boulot pour un rendu plus qu’hasardeux. La peinture au pistolet est nette, parfaite, sèche vite et tient mieux dans le temps. Elle est tout simplement de meilleure qualité.

L’idée de peindre avec un compresseur et un pistolet peut faire peur. D’abord, parce qu’il faut de l’espace, qu’il faut l’acheter, qu’il faut préparer sa peinture, etc…

Tout ceci est vrai, et c’est d’ailleurs un métier à part entière. Pour ma part, je me rassure en me disant que je n’ai pas de client en face, alors un raté n’est pas bien grave. Mais au delà, avec un peu de pratique et beaucoup de renseignements glanés à droite et à gauche, on finit par avoir un super résultat.

En ce qui concerne le versant économique, là encore, il y a des idées reçues. Figurez-vous qu’avec toutes les bombes que j’ai acheté dans ma vie, j’aurais pu m’offrir un gros compresseur.

Bref, ce retour d’expérience s’adresse à tous ceux qui comme moi, à un moment donné, ont hésité à franchir le pas. A tous ceux là je le confirme, ne vous emm…dez plus la vie avec des bombes de peinture !

 

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Les outils pour la partie cycle…

Les outils courants sont évidemment les mêmes que pour la partie moteur, aussi je vais passer directement aux outils spéciaux.

- De la durite transparente pour la purge des circuits hydraulique (ça se trouve au rayon des arrosages dans les grandes surfaces de bricolage).

- Des douilles à partir de 24, pour les écrous des axes de roues et de bras oscillant.

- Des compresseurs de ressort comme ceux là. Ou bien deux sangles à cliquet pour arriver à peu près au même résultat…

 

Les outils pour la partie cycle... dans The Garage compresseur-ressorts-d-amort

 

- Un rive / dérive chaîne. Ou alors la bonne vieille méthode à la meuleuse et au marteau pour sertir…

 

rive-derive-chaine-d-2025df83bc5e354f29b27403b8fceaf8 compresseur de ressort dans The Garage

 

- Un outils « fourche ». Pour démonter et remonter le tube de fourche en vue d’un changement des joints spi. Il se fabrique facilement avec de la tige filetée et deux écrou / contre écrou du diamètre correspondant à votre tige de maintien d’amortisseur. Certains utilisent un manche à balais, d’autres un cric rouleur…

Personnellement, je fais avec ça :

http://www.xjrteam-forum.com/t8065-outil-demontage-fourche?highlight=outils+fourche

- Une lampe à souder ou un décapeur thermique : très pratique pour chauffer un carter afin d’extraire un roulement.

- Un (ou plutôt plusieurs) démonte pneu : Pas de tournevis pour démonter un pneu !

 

 

 

 

 

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Les outils moteur…

Plusieurs choses pour commencer : En premier lieu, pour travailler sereinement sur un moteur, il va falloir un bon établi, avec de préférence un étau, un compresseur, des outils courants et des outils spéciaux.

Inutile de vous lancer dans un telle opération avec un couteau suisse pour tout équipement.

Pour l’établi, je l’ai construit moi-même à partir de bastaing achetés en grande surface de bricolage. Voici le lien pour suivre les travaux :

http://jedric.unblog.fr/2013/03/30/fabriquer-son-etabli/

Pour le compresseur, j’ai celui-ci : Un Michelin 6 litres, avec l’avantage d’être sans huile, sans entretien, pas cher, et SILENCIEUX ! Alors certes, avec lui vous ne pourrez pas peindre, ni utiliser une clé à choc, mais pour souffler dans ses gicleurs, repousser des cylindres grippés dans les étriers de frein ou tout simplement gonfler ses pneus, il est précieux. Je m’en sers souvent, je n’ai jamais eu de problème avec.

I) Les outils courants :

- Des clés. Des clés à pipe de 8 à 17, des clés  plates de 7 à 21. Des clés plus grosses si nécessaires, du 22, 24, 30, 32 et plus si affinité.

- Une clé à cliquet (tellement plus pratique) avec des douilles (de 4 à 22)

- Des clés Allen.

- Des clés Torx.

- Une clé en T avec embout adaptable à vos douilles.

- Une ou plusieurs clés dynamométrique (en général il vous en faudra deux pour couvrir une assez large plage de serrage). On en trouve en GSB pour moins de 30 €, qui vont de 27 à 240 nm. Il vous en faudra une autre pour les serrages de 4 à 25 nm, très courants sur les motos. A propos de cette clé, il existe, comme pour tous les outils d’ailleurs, une polémique :

Les mécaniciens pointilleux feront remarquer (à juste titre, ou pas) que ces clés dynamométriques, celles que l’on trouve en grande surface de bricolage, ne sont pas précises, voire mal réglées. Pour ma part, encore une fois, moi qui ne suis pas mécanicien, et qui ne compte pas refaire toutes les motos du monde, ces clés me vont très bien. Et puis, en ce qui concerne le serrage, si vous avez un peu la main, vous ne casserez aucun filetage.

 - Des tournevis, ou un tournevis avec une multitude d’embouts ! Souvenez-vous, pour chaque vis, il y a un tournevis !

- Un tournevis à frapper, qui vous sortira de bien des galères.

Les outils moteur... dans The Garage tournevis-a-frapper-gaine-cogex-embouts

- Une clé à choc électrique (ça se trouve sur internet pour environ 60 €).

- Une bonne perceuse (avec des embouts de polissage et de décapage).

 

 A) Suzuki GS 750 dans The Garage

 

- Des pinces : Une pince à riveter, une pince à étau, une ou plusieurs pinces à circlips.

- Un mètre, un pied à coulisse, un micromètre (ou Palmer).

- Une scie à métaux.

- Un tourne à gauche, des tarauds et des filières.

- Un maillet en caoutchouc, un marteau.

- Un cric, ou mieux, un cric rouleur.

- Des dizaines de chiffons, de la graisse, de l’huile moteur, des bacs en plastiques, des bidons vides.

 

La liste n’est sûrement pas exhaustive, mais elle évolue au fur et à mesure de votre passion pour la mécanique, croyez-moi. En ce qui concerne la qualité des outils, il existe de tout, à tous les prix. Pour ce qui concerne les outils courants, j’ai fait le choix de la qualité avec Facom. Je suis bien conscient que ces outils sont très chers, mais pour avoir testé des clés bon marchés, j’ai tout de suite senti la différence. Mais chacun est libre d’acheter ce qu’il veut. Certaines marques sont tout à fait acceptables, y compris dans les grandes surfaces de bricolage.

II) Les outils spéciaux :

NB : beaucoup de gens parviennent à se fabriquer tous les outils qui vont suivre, pour ma part, je ne parlerai que de ceux que j’ai fabriqué. Par conséquent, tous les autres, je les ai acheté.

- Un outils lève soupape. Certains se servent d’une perceuse à colonne un peu trafiquée, d’autre ont carrément adapté un modèle à leur culasse. Ici, un lève soupape à partir d’un serre joint ! Astucieux.

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- Un honoir. Franchement là, je vous déconseille de bidouiller le machin, tout au plus d’en acheter un à bas prix. Il sert à abraser la surface des cylindres lors d’un changement des segments.

- Un rodoir à soupape. Là, faut pas se priver, ça ne coûte pas très cher. N’oubliez pas la pâte qui va avec !

- Un extracteur d’axe de piston (outils à fabriquer soi-même).

- Un arrache volant. Il en existe des universels, comme celui là. Mais il en existe aussi des artisanaux, avec une plaque de fer et deux ou trois tiges filetées !

- Une pince bloque noix d’embrayage. Toujours pareil, certains se la fabriquent avec deux morceaux de ferraille qu’ils tordent aux extrémités.

pince-etau-noix-d-embrayage-outils-878480246_ML clé dynamométrique

- Une pince à segment.

- Un compresseur de segment, pour entrer plus facilement les pistons dans la culasse.

 

- Un dépressiomètre. Ici un Carbtune, une vraie merveille pour régler ses carburateurs. Cet engin aussi est faisable soi-même, avec 4 durites transparentes et de l’huile moteur… enfin, c’est un peu compliqué que ça :

http://www.zx6rteam.net/t28414-fabriquer-depressiometre-modification-du-systeme

carbopening2 compresseur

 

- Un poussoir, pour récupérer les pastilles sans avoir à démonter l’arbre à came. Là aussi, nombreux sont ceux qui se font un outils, parce qu’il est souvent cher, et qu’il se décline à l’infini selon les modèles de moto.

  décaper sans effort

 

- Une lampe stroboscopique, pour vérifier le calage d’allumage.

- Un vérificateur d’Alésage, pour mesurer les cylindres et une éventuelle ovalisation.

 

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Evidemment, tout ça coûte très cher. D’autant plus si vous investissez dans des outils de très bonnes factures. Mais il est tout à fait possible de s’en fabriquer la plupart, ou de s’en faire prêter quelques uns.

Souvenez-vous quand même qu’un moteur est une technologie de haute précision qui tolère très mal l’à peu près, et qu’à un moment où à un autre, cette précision passe par des outils adaptés et de bonne qualité. Facom est évidemment une marque de référence, mais il existe d’autres marques qui fabriquent de très bons outils. Avec le temps, on finit par les reconnaître !

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Les outils pour l’électricité…

Voilà une partie qui m’a permis de me replonger dans les manuels du collège… et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est passionnant ! Alors, pour tous les amnésiques de ces sombres périodes scolaires, je vous invite à vous rafraîchir la mémoire avec ceci :

Les outils pour l'électricité... dans The Garage 514555ET9JL._SX342_

Le bouquin est très difficile à trouver en librairie, puisqu’il n’est plus édité, mais avec un peu de doigté sur internet, il finit par apparaître miraculeusement… Là dedans, tout y est, ou presque, pour les débutants comme moi. Il revient sur tous les principes de base, et vous permet d’y voir nettement plus clair sur les principes fondamentaux d’une bécane. Très utile quand on rencontre ces satanés problèmes d’allumage… En revanche, pour les meules de l’ère moderne, passez votre chemin. L’électronique, c’est autre chose !

Le seul bémol du bouquin, à mon avis, c’est sur l’utilisation des outils et surtout du multimètre, un peu rapide à mon goût…

Du coup, voici un petit condensé basique de l’utilisation d’un multimètre, trouvé sur internet, bien entendu :

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A partir de maintenant, il va devenir intéressant de vous équiper d’un multimètre… mais aussi d’une lampe témoin (peu coûteuse en magasin auto, ou bien à faire soi-même avec un vieux clignotant), de quelques fils électrique, d’un pince à dénuder, de cosses, d’un petit fer à souder à l’étain. Munissez-vous aussi d’un petite boîte de fusibles qui comprend du 7.5 A, 10 A et 20 A. C’est très utile !

Dans ce genre de matériel, vous pouvez, si vous souhaitez refaire la centrale de Fukushima, investir dans du haut de gamme, mais pour ma part ; moi qui ne vais refaire que quelques connections sur ma moto, j’ai opté pour la solution low cost, tout à fait acceptable.

Si l’on s’en tient à ça, entre les documents théoriques (tous gratuits sur le net) et les petits outils nécessaires, on s’en sort pour une grosse cinquantaine d’euros, et beaucoup de problèmes en moins.

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Etat des lieux…

Bien entendu, quand on s’apprête à restaurer une moto, on commence avec une épave, ou presque… je ne cache pas que lorsque je l’ai vu pour la première fois en fer et en os, je me suis dit : hé merde, dans quelle galère suis-je en train de m’embarquer…

Etat des lieux... dans Restauration GS 750 img544-225x300

Et puis bon, allez, j’ai chargé l’engin dans le camion, et hop, c’est parti pour des mois de restauration !

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Le réservoir est en bon état, pas de rouille à l’intérieur, et c’est déjà ça. Le moteur tourne, il n’est pas bloqué. La partie électrique semble en bon état aussi (c’est relatif). La rouille s’est posée sur la fourche avant. Les pots sont vraiment bouffés. Heureusement, les carénages plastiques sont miraculeusement en très bon état !

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Ce phare rectangulaire va finir illico à la décharge…

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Ouch ! le compteur affiche 120.000 km ! La vilaine, elle en aura fait du chemin avant moi. A partir de là, je crois que je vais pouvoir démonter le moteur, refaire la segmentation, déglacer les cylindres, changer tous les joints, changer la distribution, bien nettoyer les carburateurs… A voir, car selon l’ancien propriétaire, ce genre de moteur est tellement solide et bien pensé que la courroie n’aurait pas bougé d’un poil… A suivre donc.

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Je pense que les joints spy de fourche sont à changer… je n’avais jamais vu ça, un bandage en guise de joint spy…

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et je crois que je vais opter pour l’achat d’un nouveau pot… celui là sent la fabrication maison à plein gaz. Les amortisseurs arrières sont bons par contre ! Les maîtres cylindres semblent très usés, à voir. Les disques et les étriers sont à vérifier.

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Elle a quand même une bonne gueule… enfin, sans ces clignotants démesurés ce sera mieux…

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Le guidon sera à changer aussi, de même que le phare qui d’origine, est rond. Les rétroviseurs sont des Kawasaki, je les changerai aussi. Reste à savoir si le tachymètre fonctionne, mais pour ça, faudrait une batterie neuve… Les pneus sont morts. Seules les chambres à air (toujours selon l’ancien propriétaire) sont à conserver. Les jantes et le cadre iront se faire « thermolaquer » une fois le tout démonté. Le garde boue avant, rouillé, est rattrapable au tampon gex !

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Le régulateur tire la gueule, le relais de démarreur et le redresseur aussi… quant à la selle, elle ne supporte plus personne. Le cuir est déchiré, l’assise est très rouillée.

 

En résumé :

Il va falloir acheter :

- Deux pneus

- Un guidon neuf ou d’occasion (car celui-là ne me plait pas du tout)

- Des joints spi de fourche

- Sûrement des roulement de bras oscillant

- Des roulements de direction (ça c’est sûr, il y a un point dur)

- Tous les joints haut et bas moteur

- Des kits de réfection carburateur

- Des plaquettes de frein

- Un phare rond

- Des clignotants (des petits adaptables, je préfère)

- Une chaîne de distribution

- Un pot digne de ce nom

- Une batterie

- Des bougies

 

Bref, ça fait déjà beaucoup, mais quelque chose me dit que je ne suis pas au bout de mes surprises…

 

 

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Le cadre, le bras oscillant…

I ) Les accessoires du cadre :

La première chose que j’ai démonté du cadre, ce sont les béquilles. Elles étaient très sales, très grasses, et partiellement décapée par le temps. Elles ont pris un bain d’acide chlorhydrique et de lessive de soude. Voilà le résultat sur la béquille centrale et ses composants, parfaitement mis à nue.

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Pas de peinture epoxy pour le recouvrement, mais une peinture ferronnerie V33, soit disant anti-choc et garantie sept ans… en tout cas, elle est bien moins cher que l’epoxy. Je l’applique au pistolet, diluée à 15 %, en trois couches. Ici, la béquille latérale.

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 Deuxième pièce, le support de batterie, qui a subi le même sort. Idem pour la boîte à air, les clamps de la boîte à air, les clamps des pipes d’admission, les cale pied, et toujours avec la même peinture.

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Voici un aperçu de la béquille centrale et du support de batterie une fois peints. Je suis assez content du résultat, et je confirme que cette peinture (V33 climat extrême noir brillant) est de très bonne facture.

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II) Le bras oscillant :

 

Aucun problème particulier pour l’extraire, bien qu’il soit partiellement rouillé. En revanche, les roulements ne viennent pas encore. Ils sont comme soudés par la rouille.

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Avec un long tournevis et quelques coups de marteau bien placés, j’ai réussi à déloger un des deux roulements. Par contre, l’autre persiste. J’ai essayé pas mal de chose pour l’extraire. Je l’ai chauffé au décapeur thermique, j’ai tapé dessus, j’ai aspergé de WD-40, mais rien n’y fait pour le moment…

Toujours la galère pour enlever ce satané roulement, enfin ce qu’il en reste… du coup je passe à la manière forte. Avec un marteau et un tournevis je le déchire petit à petit… ce n’est pas du travail de pro, mais je n’avais pas d’autre solution.

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Enfin ! Il est sorti ! J’ai dû le travailler au corps, le laisser, revenir dessus, le laisser à nouveau pour enfin le finir, ce sal… il m’en aura fait baver !

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Après un gros décapage à la brosse en nylon, et un ponçage au 280, je passe une couche de RUSTOL sur toute la surface du bras oscillant, qui était très rouillé.

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Le bras oscillant est peint, avec la même peinture que le cadre, de la TOLLENS diluée à 20 % environ avec du RUSTOL pour une application au pistolet.

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III) Le cadre :

L‘extraction du moteur n’a pas été la partie la plus simple… mais enfin ça y est, le cadre est libre, et prêt à être décapé et poncé avant peinture.Première étape, un petit passage à l’éléphant bleu du coin pour un bon décrassage au Kärcher.

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Le décapage et le ponçage du cadre demande de la patience. Puisque j’ai décidé de tout faire moi-même (enfin presque), j’assume, et je m’attèle à la tâche. Le cadre étant partiellement rouillé, j’utilise une brosse grain 80 montée sur perceuse pour décaper les tubulures, et une brosse à nylon pour décaper les angles et les soudures. Ceci prendra 4 heures…

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Une fois le plus gros effectué, une fois que toute la rouille a bien été éliminée, je me rajoute une petite heure de ponçage au 500 à l’eau. Puis je nettoie, je dégraisse, maintenant, place à la peinture !

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En ce qui concerne la peinture, histoire qui passionne les restaurateurs de moto en tout genre, il y a plusieurs solutions. Il y a la méthode « peinture à la bombe », mais je n’ai pas envie de polluer mon garage pour un résultat que je sais médiocre. Il y a la peinture Epoxy faite par un pro, mais c’est cher, et j’ai décidé de tout faire moi-même. Il y a la peinture de chez RESTOM dite Epoxy à froid (je cherche encore ce que ça veut dire), mais elle est cher et je n’ai plus de compresseur pour le moment. Il reste… la peinture au pinceau. NOOOON! Il ne va quand même pas faire ça au pinceau ? Ben j’vais gêner !

Allez, je suis décidé, j’achète une bonne peinture, de la TOLLENS spéciale fer noir brillante trouvé chez CASTORAMA pour 26 € (0.5l) et je prends avec ça un peu de RUSTOL. Je dilue ma peinture au RUSTOL (environ 8 / 10 %) pour un meilleur tendu, et passe une première couche.

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Franchement, avec un bon coup de pinceau, le résultat n’est pas mal. L’astuce c’est de passer 3 couches minimum, en étalant toujours la peinture au maximum. Cette peinture Glycérophtalique ne sera peut être pas aussi résistante que l’Epoxy, mais elle tiendra. Un aperçu du résultat après une première couche :

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24 heures plus tard, je passe la seconde couche. Pour le moment la peinture est vraiment jolie, même 24 heures après elle tient un beau brillant. Voici le résultat après une seconde couche :

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Bien évidemment, la photo est flatteuse. Le résultat est beau, mais il y a quelques poussières qui se sont collées sur le cadre lors du séchage. Les puristes n’apprécieraient pas. 24 heures plus tard (encore), je passe une troisième couche, cette fois-ci en retournant le cadre.

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J’avoue que j’étais sceptique quant au résultat, mais je suis vraiment satisfait. Autre petite astuce, j’utilise un pinceau spécial glycéro ! Je ne le savais pas, mais j’ai appris qu’il existait plusieurs types de pinceau. Pour les peintures glycéro, ils ont en général un manche de couleur rouge. Encore autre chose, avant de commencer à peindre au pinceau, faites plusieurs aller / retour contre un mur pour éliminer tous les poils qui se désolidarisent du blaireau, ça évitera de les coller sur la pièce à peindre…

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Voilà, le cadre est terminé, maintenant il va sécher pendant quelques semaines avant de commencer à remonter des pièces dessus…

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Retour 6 mois après :

La peinture du cadre a 6 mois et a subi depuis le remontage du moteur et de tous les éléments. J’ai passé des heures à trifouiller les câbles en m’appuyant dessus, j’ai fait tomber des outils dessus, et la peinture n’a pas bougé. Elle ne s’écaille pas, la rouille ne revient pas, et le brillant est toujours au rendez-vous. Prochain bilan dans un an !

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Les carénages…

Pour les carénages, j’ai décidé d’en repeindre certains, et d’en polir d’autres. Je ne vais pas refaire la GS 750 e à l’identique, je veux dire, à l’identique de sa sortie en 1978, avec les couleurs de base, etc, etc. Non, le but c’est d’en faire une moto unique, dans un style plutôt néo-rétro !

Aussi, la coque et les flancs seront peints en rouge, comme le réservoir, tandis que les caches latéraux de la boîte à air seront polis.

Pour les flancs et la coque, je ponce au 500, 800 et 1000 à l’eau. Sur l’un des deux flancs, abîmé, je vais mastiquer les défauts et les éraflure, ainsi que les trous où se fixaient les insignes.

Les carénages... dans Restauration GS 750 img613-225x300

En même temps, je commence à décaper les caches latéraux de la boîte à air, avec une brosse à nylon montée sur perceuse, elle même coincée dans un étau.

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Le résultat n’est pas trop mal, mais pas assez poli à mon goût. Je repasse du 500, 800, 1000 avant de polir à la pâte et au feutre, toujours monté sur perceuse et coincé dans l’étau…

img618-225x300 brosse métallique

Pour les trois autres pièces, c’est à dire les flancs et la coque arrière, passage en peinture, avec au préalable une réfection au mastic des petits défauts.

img641-300x225 Carénages

Après ponçage intensif (toujours avec les mêmes outils), c’est la mise en peinture. Une couche d’apprêt, puis deux couches de rouges, et enfin huit couches, oui, j’ai bien dit huit couches de vernis.

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Il n’y a plus qu’à laisser sécher un bon mois, avant de passer à la suite. En attendant, je fais un peu de polissage. Je m’attaque aux caches latéraux des arbres à cames, et devinez-quoi ?… toujours avec du 120 pour dégrossir, puis du 500, du 800 et du 1000 avant de polir à la brosse métallique et au feutre.

caches-cames-300x225 pâte à polir

Mes carénages ont reposé plus d’un mois à l’abri, et une belle peau d’orange s’est formée un peu partout… Je ponce au papier 1000, je poli à la pâte et je termine au polish et au microfibre. Comme pour le réservoir, c’est très long, mais le résultat vaut le coup (de poignée) !

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NB : En ce qui concerne le polissage du vernis, il semble que l’étape de la pâte à polir soit inévitable. Certains polissent directement avec du polish (type Abel auto, efface rayure), mais il s’avère que, dans mon cas, la solution n’était pas assez abrasive pour retrouver un éclat miroir. Je conseille vivement, donc, la pâte à polir utilisée avec un feutre monté sur perceuse pour commencer le travail. Après quoi j’utilise un polish liquide 3M (le rose) avec un microfibre. Le résultat est vraiment à la hauteur.

NB 2 : Si vous voulez éviter ce genre de travail, achetez un compresseur digne de ce nom, un pistolet à peinture, de la « vraie » peinture avec du « vrai » vernis, et vous aurez un résultat meilleur encore, avec dix fois moins de travail !

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Ouille ! Mais quel idiot ! Après des mois de stockage sous un chiffon imbibé d’Acétone ou de White Spirit, la peinture de mes carénages latéraux est morte ! Tu m’étonnes ! Il n’y a plus qu’à tout refaire…

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Réfection de la selle…

La selle est en bien piteuse état…

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 Elle va nécessiter une réfection complète, ou presque, puisque je vais conserver la structure en métal de l’assise, pourtant très abîmée…

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 Première étape, enlever la rouille, décaper, dégraisser. Puis une couche d’antirouille, et enfin une couche de peinture.

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Comme il me restait un fond de bombe rouge, et un fond de bombe vernis, je n’ai pas résisté…

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J‘ai acheté un Skaï sur Ebay, pour une quarantaine d’€. Puisque le fond de selle est en métal, et qu’il était très abîmé, c’est à dire que les picots prévus pour fixer le Skaï n’existaient plus, j’ai dû faire preuve d’inventivité. J’ai carrément percé le fond de selle et adapté des cales en bois pour venir agrafer mon Skaï. J’ai ensuite ajouté et ajusté un tube en plastique découpé pour renforcer la anse arrière. Un coup de décapeur thermique pour bien tendre la peau, et le tour est joué.

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Le câblage…

Voici une partie délicate, mais qui, avec deux ou trois astuces et beaucoup de méthode, se révèle être assez simple.

Premièrement, et ce avant même de faire quoi que ce soit, procurez-vous le schéma électrique. L’astuce est de le photocopier, de l’agrandir au maximum, et de colorier les connections. Tout de suite, on y voit plus clair.

fichier pdf Schéma GS 750

Pour ma part, j’ai commencé par l’arrière, et tranquillement, en suivant les fils, je suis remonté jusqu’à l’avant. J’ai pris soin de noter toutes les connections, une à une. C’est un peu long, mais ce sera très utile pour le remontage. Et puis je trouve que c’est un moyen mnémotechnique intéressant.

Le câblage... dans Restauration GS 750 img646-300x225

 C’est simple, dès qu’on déconnecte un fil, on note d’où il vient et à qui il était rattaché ! De fil en aiguille on arrive à retirer toute la tripaille, étiquetée, marquée, prête à être restaurer.

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Pour les connections délicates, les endroits qui, vous le savez, vous feront défaut de mémoire, mettez des indications et prenez des photos particulières. Exemple, ce satané fil de pression d’huile, je suis persuadé que si je n’avais pas pris quelques précautions, je n’aurais pas su où le passer au remontage…

pression-dhuile-225x300 Câblage

Dans l’ensemble, les fils et les connections sont en bon état. Il y aura à refaire quelques gaines quand même. En revanche, le contacteur de la poignée gauche semble foutu… quelques insectes ont carrément eu le temps de nicher à l’intérieur, c’est plein de terre et de trous, ça ne sent pas bon. D’autant qu’il manque le bouton du klaxon. Et une dépense de plus…

commodo-avant-gauche-300x225 clignotant

Pour ce qui est de la restauration du câblage principal (l’araignée), c’est très simple, je remplace la gaine en mauvais état par du scotch noir (et rouge quand je n’ai plus eu de noir…). Je ponce les connectiques rouillées, et je nettoie les fils électriques pour qu’ils retrouvent leur couleur d’origine. Ce sera très important pour bien suivre le schéma électrique. Avec une lampe témoin, je teste la continuité des différents fils électriques. Tout semble bon !

Le tout ne m’aura pris qu’une poignée d’heure, et ça fera nettement plus propre au remontage…

 Câblage

Le contacteur de la poignée gauche n’est peut être pas foutu. Quelques semaines d’action du WD 40 lui ont redonné un semblant de vie… à suivre… De son côté, le contacteur de la poignée droite a eu plus de chance. Il est en bien meilleur état, et il n’aura fallu que quelques heures au WD 40 pour lui refaire une santé. Après vérification à la lampe témoin, toutes les connections fonctionnent.

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Le compteur semble en bon état. Après quelques tests, les connections ainsi que le compte tours fonctionnent. Je vais simplement repeindre le support qui est un peu rouillé, nettoyer, et asperger les connections de WD-40.

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Pour nettoyer complètement le compteur je vais le démonter. J’ai à changer certains écrous, passablement rouillés, ainsi que les deux câbles des compteurs (compte tours et vitesse), tous les deux cassés.

Voici le support du compteur repeint :

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Problème de clignotant :

Lors du remontage, j’ai eu bien du mal à faire revivre mes clignotants. Je sais que des problèmes du genre arrivent à beaucoup de monde, alors, maintenant que je l’ai résolu, je vais essayer d’expliquer ma démarche pour retrouver la panne.

Dans un premier temps, j’ai repéré mes fils (la masse et le +) sur le schéma électrique de la moto. Avant de brancher mes clignotants (ils sont neufs, donc les ampoules sont neuves), je nettoie les cosses et les masses, je dégrippe, j’asperge.

J’ai branché mes 4 clignotants, et première constatation, un seul côté s’allume. Deuxième constatation, ça ne clignote pas.

Donc, j’en déduis que cela ne pouvait pas venir de la masse, puisqu’un côté s’allume. MAIS, comme le fil de la masse se divise en deux pour alimenter l’un et l’autre des deux clignotants à l’avant et à l’arrière (vous suivez ?), je vérifie quand même s’il y a bien continuité depuis ces embranchements.

Multimètre sur OHM, je vérifie s’il y a continuité. OUI, aucune résistance.

DONC POUR LA MASSE, c’est bon, on passe à autre chose.

Passons au « + ».

J’ai du « + » à droite, mais pas à gauche. Je fais pareil que pour la masse, je prends le multimètre, et je vérifie s’il y a continuité, en posant une patte du multimètre sur le « + » qui part du phare, et l’autre patte au « + » (le même fil en fait…) que je récupère dans le connecteur du câblage principal. J’ai de la continuité, devant et derrière.

J’ai écarté une bonne partie du câblage.

Reste à savoir si le problème ne vient pas de la centrale clignotante. J’ai lu quelque part (parfois on lit ce que l’on a envie de comprendre), qu’elle pouvait être incriminée. Je ne voyais pas vraiment comment, mais bon, c’est simple à vérifier. Je l’enlève, et je la shunte (pour cela, un fil électrique mis à la place de la centrale). J’allume, et toujours pas de feux à gauche.

La centrale est donc écartée.

Reste le commodo. Je l’ai démonté, j’ai nettoyé toutes les connections. J’ai vérifié s’il y avait continuité entre le commodo et le connecteur du câblage principal. La continuité est là.

A ce stade, je reste perplexe…

J’ai tout vérifié, il y a de la continuité partout, les ampoules sont neuves, la masse est bonne, le commodo est en bon état, la centrale aussi… QUE SE PASSE-T-IL, BORDEL????

Une fois que vous avez écarté toutes ces pistes, logiquement, vous devriez avoir trouvé le problème depuis longtemps. Si tel n’est pas le cas, recherchez l’improbable…………….

Dans mon cas, j’avais dû changer de commodo, car celui que j’avais à l’origine était mort. J’en avais trouvé un sur Ebay, pas cher, en provenance du Canada. Seulement, au Canada, le câblage n’est pas le même qu’ailleurs… il fallait le savoir…

Résultat : deux câbles étaient inversés dans le commodo ! Ce qui rendait impossible l’allumage des clignotants à gauche.

Mes 4 clignotants s’allument enfin, mais ne clignotent toujours pas. Je ne me prends pas le tête, j’achète une nouvelle centrale clignotante à Hong-Kong pour 9 €, et tout rentre dans l’ordre… sauf pour les conditions de travail des Chinois, parce que là, ça clignote rouge.

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L’allumage…

Voici LA partie épouvantail !

Celle que je redoute, celle qui pourrait me faire regretter d’avoir acheter une moto à restaurer, celle qui rend fou, dingue, malade.

Pourtant, la GS est assez simple. Je veux dire par là que la partie électrique de cette machine, l’allumage, le circuit de charge, etc, sont classiques.

Une batterie (que je n’ai pas encore), un relais de démarreur, un démarreur, un alternateur triphasé, un redresseur biphasé, un régulateur. Puis, un plateau d’allumage à rupteur, des condensateurs, deux bobines d’allumage, quatre antiparasites, quatre bougies ! Que du classique.

L'allumage... dans Restauration GS 750 img5791-225x300

Au démontage, je constate que les bobines sont hors service. Les bougies, ça va de soit, sont mortes. Le relais de démarreur semble très malade. Le régulateur et le redresseur sont très rouillés, et je crains également pour leur santé. Tout ça n’augure rien de bon pour la suite. A partir de ce constat plutôt désastreux, j’ai deux solutions :

- 1) Je tente de conserver tous les composants qui me semble bon, en me préparant à de possibles ratés lors du premier démarrage.

- 2) La manière forte, et coûteuse aussi, je remplace tous les composants, mais en même temps j’élimine un grand nombre de panne.

 

Pour le moment, de sûr, je dois remplacer :

- Les bobines d’allumage

- Les antiparasites

- Les bougies

- La batterie (il n’y en avait pas)

- La boîte à fusible (pas non plus)

 

NB : Après plusieurs recherches sur le sujet, il semble que le modèle 1978 n’a pas encore de boîte à fusible, mais un seul fusible, situé entre le relais de démarreur et le redresseur. Je passe commande pour environ 20 € chez un revendeur anglais.

 

Un petit pépin visiblement pour le stator… il y a un enroulement bien carbonisé…

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J‘attaque ensuite la remise en forme du régulateur. Le câblage est à refaire, et puis je vais en profiter pour changer les vis platinées (rupteurs) et les condensateurs.

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J’en ai profité pour remplacer la gaine, qui était complètement pourrie. De même, j’ai remplacé toutes les vis du plateau qui avaient subi les affres des multiples réglages de l’allumage… j’ai mis des vis BTR, bien plus pratiques pour ce genre de manipulation.

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Bilan :

Au final, pour que mon allumage fonctionne parfaitement, j’ai dû acheter un stator d’occasion (environ 40 € sur Ebay) et un relais de démarreur neuf (environ 20 €). J’ai également changé les condensateurs et les deux rupteurs (20 €). J’ai refait une grande partie des connections et du câblage. J’ai également remplacé les bobines qui était H.S (environ 50 € la paire), les antiparasites (20 €), et bien entendu les bougies (20 €). Pour finir, j’ai acheté une batterie parce que la moto n’en avait pas (40 €).

L’allumage m’aura coûté un peu plus de 200 €, mais j’avoue que j’aurais pu réduire la facture en tentant par exemple de réparer moi-même les enroulements du stator. Pour le reste, je n’avais pas vraiment le choix.

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Les carburateurs…

Je n’ai jamais vu des carburateurs aussi sales de ma vie… la rampe de Mikuni est dégueulasse, pleine de graisse, de filasse, de vieille essence, de rouille… bref, un bon décapage s’impose.

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Quand j’ai commencé à démonter, j’ai remarqué une vis d’air abîmée, et je n’aime pas ça… j’ai repéré où allaient chacune des durites. Jusqu’ici c’est pas très compliqué.

Les carburateurs... dans Restauration GS 750 img690-300x225

En enlevant les chapeaux, je remarque que les joints sont morts, je ne m’attendais pas au contraire. Je démonte tout soigneusement, mais patatra, sur le deuxième corps de carbu, la foutu vis d’air que j’avais remarqué me lâche… impossible de la sortir… j’en perds mon sang froid, et décide de percer (ne faites jamais ça, ne jamais travailler quand on perd son sang froid). Résultat : j’ai défoncé le corps de carbu, et je suis bon pour en trouver un autre.

Une fois calmé, je décide de nettoyer quand même tout le reste, après avoir soigneusement (ça m’arrive d’être soigneux) rangé tous les composants des carburateurs.

Donc, passage au Saint Marc pour un premier dégraissage. Ici, la plaque de maintien des 4 carbus.

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En attendant mon corps de carbu, je fais de la peinture sur chapeau… parfois j’ai des envies, ça ne se discute pas… j’utilise de la peinture haute température de chez Julien, je la passe au pinceau, et c’est nickel.

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J‘ai reçu ma nouvelle rampe. Mon erreur m’aura coûté 100 €. En y repensant, je me demande comment j’aurais pu enlever cette vis d’air… elle était vraiment en très mauvais état, et quasiment soudée au corps du carbu. Enfin bref, dès que j’ai reçu ma nouvelle rampe, j’ai immédiatement enlevé les vis d’air, et, ouf, elles sont toutes sorties sans dégâts. J’ai récupéré le corps de carbu manquant (le n°2) et je l’ai associé à ma première rampe, que je continue de restaurer. J’ai donc une rampe quasi entière en rab, et en bon état, ça pourra toujours servir…

J’ai passé la rampe au lave vaisselle, deux fois à 60 °. Comme elle était encore très sale, j’ai continué au white spirit et à la brosse à dent. Et puisque ça ne suffisait toujours pas, j’ai terminé à la casserole avec du citron et du sel. Le résultat est bon, en tout cas en comparaison de l’état initial. Pour finir, un petit tour dans l’eau savonneuse afin de stopper l’acidité, puis passage immédiat à la soufflette pour bien sécher et dégager les gicleurs.

J’ai changé les joints, les vis d’air abîmées, mais pour le reste (gicleurs, flotteurs, pointeaux, sièges, etc) je suis bluffé par l’état quasiment neuf de tous les éléments. Je ne sais pas s’ils ont tous 35 ans, mais ils sont en parfait état.

Voici quelques photos du remontage :

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Pour les réglages, ils sont d’usine (1 tour 1/4 pour la vis d’air,  1/2 tour pour la vis d’essence, 26 mm pour les flotteurs). Je n’ai pas cherché à faire de modifications. j’affinerai simplement les réglages après démarrage. J’ai remplacé toutes les vis de cuve et de chapeau par des vis BTR neuves, beaucoup plus faciles à manier… et SURTOUT, j’ai graissé ces satanées vis d’air !!!!

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La restauration des carburateurs est longue, et me pose beaucoup plus de problème que prévu. Heureusement, j’ai deux rampes, et je jongle souvent entre les deux pour remonter la première. J’ai eu pas mal de problèmes pour remonter le carburateur N°1. Le gicleur principal ne voulait plus entrer dans son logement, en forçant un peu (IL NE FAUT JAMAIS FORCER, il ne faut jamais forcer, il ne faut jamais forcer, il ne faut jamais forcer en mécanique), en forçant un peu donc, je l’ai abîmé, évidemment. Conséquence, l’aiguille se bloquait à l’intérieur, et ne descendait plus jusqu’au fond du puits. Bien fait pour moi!! Je n’apprends pas de mes leçons!! Heureusement, c’était moins grave que prévu. Je me suis posé un instant, j’ai réfléchi, et j’ai fini par résoudre le problème.

Carburateur

Les 4 carburateurs sont prêts, il ne reste plus qu’à les solidariser. C’est une étape qui requiert de la précision. Il faut positionner les 4 garçons sur une surface plane (une vitre par exemple) pour qu’ils soient parfaitement alignés. Ma surface parfaitement plane à moi, c’est une table basse « flürboej » de chez Ikéa, et comme chacun sait, il n’y a pas plus droit qu’un suédois.

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Les 4 garçons sont à nouveaux prêts pour remonter sur scène, et pour me jouer  une symphonie en gaz majeur. Avant cela ils vont reposer quelques temps au fond d’un bac (Jean Sébastien de son prénom) en plastique. Il ne manquera plus qu’une synchronisation pour qu’ils soient opérationnels.

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Pré réglages :

Pour le premier démarrage, et avant d’effectuer une synchronisation des carburateurs moteur tournant, j’effectue un pré réglage de la rampe.

La RMT et le manuel d’atelier préconisent de régler les flotteurs entre 25 et 27 mm, et de desserrer la vis d’air de 1 tour à 1 tour 1/4. La vis antipollution est dévissée de 1/2 à 3/4 de tour environ. 5/8 exactement selon la RMT.

Le pré réglage concerne la hauteur des boisseaux. Pour ce faire, j’utilise un forêt de 1 mm que j’introduis à plat sous le boisseau. une fois en place, je règle la hauteur du boisseau en desserrant le contre écrou de la vis de réglage. J’effectue la même opération sur les quatre boisseaux.

Cette pré synchronisation sera affinée moteur tournant à l’aide d’un dépressiomètre.

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Le bas moteur…

Une fois le haut moteur enlevé, on passe aux choses sérieuses. Jusque là c’était facile, maintenant on ne rigole plus. J’en tremble d’avance, parce que je n’ai jamais démonté un moteur à ce stade… il fait à peu près 37°c dehors, je sue à grosse goutte, j’ai du cambouis jusqu’en haut des bras, j’adore ça. Tout d’abord j’enlève le plateau d’allumage. Facile. Puis je dévisse l’écrou du rotor, en calant une clé de 10 dans la tête de bielle soutenue par deux bout de bois, pour bloquer l’inertie. Facile.

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J’ôte le pignon d’entraînement du démarreur, et je le range soigneusement, avec son axe et des deux rondelles. J’ôte le démarreur, et le câblage du passage des vitesses. Je repère tous les joints d’huile qu’il ne faudra surtout pas oublier de remonter neufs.

Je passe ensuite au démontage de l’embrayage. D’abord le plateau de pression, en desserrant uniformément les 6 écrous qui le maintiennent.

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Après les avoir mesuré, il se trouve que les 6 ressorts du plateau de pression d’embrayage sont tous foutus… Viennent ensuite, sans forcer, les disques d’embrayage. Là en revanche, ils sont tous dans les côtes. Ouf ! Il ne reste maintenant que la noix d’embrayage, dont il va falloir se débarrasser à l’aide d’un outil spécial pour bloquer l’inertie et d’une douille de 32.

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Voilà, maintenant que la noix est dégagée, j’enlève les entretoises et les roues crantées qui se trouvent derrière, et je sors mon tournevis à frapper… il me faut extraire les 17 vis qui maintiennent les joints d’huile des différents arbres d’embrayage. Là, il ne me faut pas trembler. Ces vis sont souvent freinées au frein filet, et il ne faut pas hésiter à leur mettre un grand coup sur la tête, sans pour autant les foirer… c’est tout un art ! De l’autre côté du moteur, il ne faut pas oublier d’ôter le pignon de sortie de boîte, et surtout la bague de maintien du joint d’huile (pas de photo).

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Une fois les deux carters « à poil », je commence à dévisser les écrous. D’abord ceux du carter supérieur, au nombre de 11. Ils viennent toutes facilement à l’aide d’une boulonneuse… je retourne ensuite le moteur et j’attaque les 20 et quelques écrous qui maintiennent les deux carters ensemble. Toujours à la boulonneuse (parce que sinon j’y serais encore) et toujours en respectant l’ordre de desserrage… mais problème. Suzuki a fait ceci : le filetage du carter de filtre à huile se trouve pile au dessus d’un des écrous du carter…

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Là je me suis dit, c’est pas possible ?! Suzuki n’a pas pu faire un truc aussi bête ?! J’ai terminé la journée là-dessus. Dès le lendemain, après quelques recherches sur le net, j’ai compris qu’il s’agissait de tige filetée, qu’il suffisait d’extraire. Comme quoi, s’arrêter et réfléchir, c’est très important en mécanique. Pour les extraire, ça a été plus facile à dire qu’à faire… les miennes étaient terriblement soudées. J’ai dû les chauffer et les maltraiter pour qu’elles finissent par sortir. A acheter = 3 tiges filetées. Gling !

Normalement, comme il est écrit sur le manuel d’atelier, une fois toutes les vis dévissées, les deux carters doivent venir sans forcer… sauf que dans mon cas ce n’est pas venu aussi facilement. 35 ans de merde s’étant accumulée autour des carters, ils ont bien plus que résisté. Et puis finalement, les portes ce sont ouvertes !

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Il m’a fallu soigneusement enlever toute la tripaille, l’arbre de Kick, les arbres d’embrayage, les fourchettes, l’arbre de sélection, et bien sûr le vilebrequin, pour soigneusement ranger tout cela sur ma table de chevet. J’ai pris garde de ne pas égarer les bagues des paliers pour le remontage. Ne pas oublier que l’arbre de sélection ne peut être sorti de son logement qu’après avoir ôté l’écrou de 19 qui le maintien en place.

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A première vue, toutes les pièces sont en très bon état. Il va me falloir changer tous les joints, bien entendu, et commencer le nettoyage… et c’est peu dire. Voici un moteur fantôme. Vous noterez la patte de fixation du moteur sur le cadre, impossible à enlever. Alors elle fera partie du voyage !

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Le gros du nettoyage et du dégraissage a été fait à la main, puis, une fois bien sec, passage au sablage pour retrouver une belle peau avant peinture. Voici le carter inférieur.

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Et le carter supérieur :

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 Un petit coup de peinture (Haute température de marque Julien), que j’ai passé au pinceau ! J’adore le pinceau !

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J’utilise un pinceau spécial, pour peinture à huile, en poil de sanglier ! C’est ma femme, peintre, qui me l’a conseillé. Résultat extraordinaire !

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A ce moment là, tout le moteur est éparpillé dans le garage, et il est grand temps de passer au remontage. Je commence par poser l’arbre de sélection et les fourchettes dans le carter supérieur. Par dessus je pose les arbres de transmission et d’embrayage (attention aux petits picots des roulements qu’il faut absolument disposer correctement). Au passage je change les joints d’huile, et j’huile abondamment le tout avec du bisulfure de molybdène. Dans le carter inférieur je monte le vilebrequin avec sa chaîne de distribution et l’arbre de démarreur, car il faut les faire correspondre avec les douilles prévues à cet effet.

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Problème. Je me retrouve avec les deux carters remplis, et qu’il faut pourtant monter l’un par dessus l’autre… pour ma part j’ai utilisé de la ficelle… et là, l’opération est assez délicate. Après avoir enduit le carter supérieur de loctite 510, j’ai solidement arnaché les arbres d’embrayage et de transmission aux axes des fourchettes pour qu’ils ne tombent pas. Puis, tranquillement, à la force des bras j’ai positionné le carter supérieur sur le carter inférieur en faisant correspondre les deux grosses douilles des carters, mais aussi les guides de chaque roulement… je m’y suis repris à trois fois, ayant même tout fait tomber la première fois… j’ai failli perdre patience, mais j’ai réussi.

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A ce stade il faut serrer les carters au couple, à l’aide d’un clé dynamométrique. Ici à 2 kg, c’est à dire 20 nm. Je replace ensuite le crépine d’huile, et l’OIL PAN, avec un nouveau joint.

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Je remonte ensuite le mécanisme de sélection et les cales de maintien des joints d’huile. Au passage je fabrique le joint qui manquait dans la pochette de joint « moteur  complet »… heureusement il me restait de la feuille de joint dans un coin du garage.

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Etape suivante, le remontage de la pompe à huile et de l’embrayage complet. C’est assez simple, même s’il y a quelques particularités à respecter. Mais bien souvent le remontage est une affaire de bon sens, les ergots vont dans les espaces prévus à cet effet, et les pignons s’emboîtent les uns aux autres… j’ai remonté également le mécanisme de l’arbre de démarreur (le kick), et là je vous conseille de commencer par ça parce qu’une fois la noix d’embrayage en place il n’y a plus d’espace pour tendre le ressort, ce qui n’est pas une mince affaire… enfin j’ai terminé par le plateau d’allumage refait à neuf.

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